Liberté
Durée
1h52
Genre
Drame
Origine
- France
Date de sortie au Québec
7 mai 2010
Date de sortie du DVD
23 novembre 2010
Synopsis
En France, en 1943, un petit village déjà lourdement affecté par la guerre est bouleversé par l'arrivée des Tsiganes, maintenant interdits de déplacement par une nouvelle loi. Avec l'aide du maire et vétérinaire du village, Théodore, ils s'installent dans les alentours, au grand déplaisir de leurs voisins et des Collaborateurs. L'aide précieuse de l'institutrice du village, Mademoiselle Lundi, va permettre à la communauté de gitans de mieux s'intégrer, entre autres grâce à P'tit Claude, un orphelin qu'elle a recueilli. Pendant ce temps, les Allemands et les Gendarmes s'acharnent sur eux, dont la quête de liberté et d'espace n'a pas été altérée par la nouvelle loi.
Synopsis © Cinoche.com
Réalisateur
Scénaristes
Producteurs
Studio de production
- France 3 Cinéma
- Rhônes-Alpes Cinéma
Distributeur au Québec
- Les Films Séville
Cote: 4 (Bon)
Une ode à la tolérance touchante et nécessaire donc, qui n'est toutefois pas exempte de clichés et de lourdeurs, avec ses deux personnages de Justes trop schématiques pour emporter l'adhésion, malgré le jeu senti de Marc Lavoine et Marie-Josée Croze.
Cote: 3 étoiles
Mis avec scène avec soin mais non sans une certaine austérité, l'oeuvre prend son temps pour séduire, développant le destin d'une multitude de personnages avant de les faire exister pour de vrai.
Cote: 3 étoiles
Le film, qui met également en vedette Marie-Josée Croze dans le rôle d'une institutrice membre de la Résistance, ne prend véritablement son envol que lorsqu'il se libère des carcans trop serrés qu'il s'était probablement imposés de lui-même, eu égard à la nature de son sujet.
Cote: 4 out of five
This is really an ensemble piece with no one character taking the lead and all three main actors - Croze, Lavoine and Thiérrée - are terrific. There is plenty of inspirational Gypsy music here, as usual with Gatlif's films, and the writer-director does a great job of focusing on the details and nuance of everyday life.
Cote: 4,5/5
D'entrée de jeu, le réalisateur Tony Gatlif impose sa vision en nous offrant un générique d'ouverture sous forme de métaphore tragique. Dès lors, on sait que nous avons affaire à une oeuvre forte.
Cote: 3,5 étoiles
Évitant soigneusement le misérabilisme, son film rend plutôt hommage à un peuple en quête de dignité, malgré les tourments de l'histoire dans lesquels il fut plongé.
Dès qu'il s'agit de reconstituer les exactions commises sous l'Occupation, le film s'essouffle, statique et scolaire. Il s'épanouit dans les courses à travers les forêts, ces fuites sur les routes, que Gatlif, cinéaste de la circulation, du roulis, de la migration, filme comme personne.
Cote: ** (sur 4)
À sa manière résolument fébrile, le réalisateur montre bien le quotidien d'une communauté traquée, convoque une figure attendue de "fou" effrayé par les fantômes (l'acteur James Thiérrée, dont on saluera l'implication hallucinée) mais émeut surtout en quittant le plus pour aller vers le moins : un lent et long travelling sur des prisonniers tsiganes attendant la soupe dans l'hiver d'un camp français.
Cote: ** (sur 4)
Il s'en dégage un esprit de liberté certain, souvent plombé par un récit foutraque et trop improvisé pour convaincre.
Dans ces scènes-là, Gatlif peine à s'élever au-dessus d'un registre de téléfilm sommaire, binaire, prévisible et ne renouvelle en rien la représentation fictionnelle de cette période. Paradoxalement (ou logiquement ?), Liberté est à son meilleur quand il prend la liberté de s'échapper de son grave sujet.
Liberté est encore une fois, et peut-être plus que jamais, un Gatlif déséquilibré, déchiré entre deux façons de filmer : la veine folle et la veine soudainement trop normale.
Mais ce sont mille détails qu'il faudrait relever pour évoquer la manière dont ce film, évitant le cortège du pathos, conquiert l'élégance, drôle et tragique à la fois, de l'émotion. La libération de l'eau du robinet par Taloche. La délicate réminiscence d'une montre juive abandonnée sur une voie ferrée. La tziganisation de Maréchal nous voilà. Le lyrisme retenu de l'image signée par le chef opérateur Julien Hirsch.