Affiche du film Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby
© Sony Pictures

Les nuits de Talladega : La ballade de Ricky Bobby

Version en français
v.o.a. : Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby
3 août 2006

Pas de tout repos cette balade

Photo Par Karl Filion
L'équipe de Présentateur vedette - La légende de Ron Burgundy récidive, avec cette comédie désopilante, plus drôle encore, qui ne prend rien au sérieux, ni le NASCAR, ni elle-même. Et heureusement.

Le réalisateur et scénariste Adam McKay requiert à nouveau l'aide de Will Ferrell pour pondre un scénario complètement farfelu, mais qui le sait, et qui fait rire du début à la fin. Là où une autre comédie s'arrêterait, Les nuits de Talladega en rajoute, sans tomber dans le (trop) vulgaire ou l'indécent. Dans l'absurde, oui, comme c'est l'habitude et comme cette liberté d'improvisation sur le plateau l'oblige.

Ricky Bobby veut aller vite. Déjà à cinq ans, il rêve d'être pilote de courses, comme son père. Un jour, il a sa chance et devient le meilleur pilote de la série NASCAR, une vedette nationale, alors qu'il pilote aux côtés de son meilleur ami Cal. Suite à un accident en course et d'un grand traumatisme, Ricky n'arrive plus à piloter et perd tout ce qu'il avait : sa femme, sa maison, sa voiture. Il va devoir tout réapprendre pour retourner en piste, pour donner une leçon à ce pilote français venu de la Formule Un pour le détrôner, et pour prouver à tout le monde que « si tu n'es pas le premier, tu es le dernier. »

Ce qui est le plus agréable, surtout dans cette canicule, avec La ballade de Ricky Bobby, c'est bien qu'elle soit rafraîchissante! Les blagues surprennent - elles sont si absurdes qu'on ne pourrait les prévoir - et c'est pour ça qu'elles fonctionnent. Plusieurs sont même savoureuses, à cause de leurs références subtiles que personne n'attendait. Bien sûr, on s'attaque au Français, mais c'est sommes toutes assez amical. Et on ne manque pas l'Américain non plus.

Ferrell est en grande forme, toujours drôle, très efficace dans une belle complicité qu'il développe avec John C. Reilly, un acteur qui s'adapte toujours à merveille, aussi efficace dans le drame que dans la comédie. Là, on ne lui demande rien de dramatique, mais il l'est habituellement. L'ensemble de la distribution remplit efficacement sa mission : faire rire. Par tous les moyens possible, sur plusieurs fronts à la fois, en simultané et par clins-d`oeil.

Le réalisateur tente de concentrer tout ça en un peu moins de deux heures et sur un écran de cinéma, qui ne semble pas assez grand pour toute cette folie. Un bon travail pour intégrer l'aventure sur un piste de NASCAR avec cette foule.

Les nuits de Talladega : La ballade de Ricky Bobby sait se renouveler, sans trop s'éloigner de ce qui a fait le succès de son équipe de créateurs. C'est la clé du succès. Ça et Will Ferrell qui court en sous-vêtements en croyant qu'il est en feu... deux fois.

Vu en version originale anglaise.
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Photo Karl Filion

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