Affiche du film The Hangover
© Warner Bros. Canada

Lendemain de veille

Version en français
v.o.a. : The Hangover
6 juin 2009

Une promenade inoubliable

Photo Par Karl Filion

Une histoire comme il y en a probablement tellement d'autres. Un homme-enfant un peu bête (assez, quand même), un homme mou qui ne peut tenir tête à sa femme, un homme marié aigri du mariage et le gentil garçon qui, lui, est sur le point de se marier à une jolie fille compréhensive. Une nuit de folies à Las Vegas. Tout le monde va apprendre quelque chose sur lui-même Le rêve américain, quoi. Sans oublier Mike Tyson. Au final, c'est assez décevant.

Phil, Stu, Doug et Alan se rendent à Las Vegas afin de célébrer les dernières heures de célibat de Doug. Les quatre amis font la fête toute la nuit, et le matin venu, ils ne se souviennent de rien. Tout irait bien si un tigre n'était pas confortablement installé dans la salle de bains, si Stu n'avait pas épousé une prostituée, si Phil n'avait pas été admis à l'hôpital et si Doug n'avait pas disparu. Afin de recoller les morceaux, il va falloir qu'ils cherchent des indices et qu'ils retournent sur les lieux de leurs délits.

Au-delà de la réalisation inspirée et consciencieuse de Todd Phillips, il n'y a que très peu de bonnes idées dans Lendemain de veille. Oui, les comédiens sont assez charismatiques et il y a bien quelques bonnes blagues - impliquant, entre autres, un bébé - mais les rires sont peu nombreux, exception faite de l'hilarant générique final. Les blagues répétitives font preuve de bien peu d'audace et trouvent presque tout écho ailleurs dans la cinématographique comique américane récente. Zach Galafianakis a une barbe plus fournie que celle de Seth Rogen... et c'est pas mal ça.

Phillips, donc, aborde cette comédie puérile (utilisé sans connotation négative) avec un grand sérieux en lui donnant un style et une cohérence générale qui sont fort appréciés. Ce n'est pas parce qu'on essaie de faire rire qu'il ne faut pas y mettre les efforts. Ici, les personnages sont crédibles (à l'intérieur de leurs propres limites) et les péripéties suivent une certaine courbe convaincante où les diverses « surprises » qui viennent pimenter le récit ne sont pas que d'absurdes « punchs » sans impact sur l'histoire. C'est déjà ça de gagné.

Pourtant, plusieurs blagues ne fonctionnent pas, même pas du tout, malgré le dévouement des comédiens. Et ce, malgré plusieurs apparitions surprises. Assez étonnant, considérant que tous les éléments étaient en place pour un film inoubliable. C'est loin d'être le cas. Il faut dire aussi que les leçons que ces trois imbéciles tirent de leur (més)aventure sont assez prévisibles. Sans atteindre le niveau de vulgarité de bien d'autres comédies récentes, entre autres au niveau du langage, quelques moments dans Lendemain de veille sont plus audacieux, mais rarement choquants. Dommage.

Somme toute, il s'agit d'une comédie moyenne, techniquement au point qui ne livre pas la marchandise niveau « humour ». Rien pour marquer les mémoires ou même l'année cinéma. À la surprise de qui?

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Photo Karl Filion

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