Affiche du film Le coupe-feu
© Warner Bros. Canada

Le coupe-feu

Version en français
v.o.a. : Firewall
10 février 2006

Sentir le brûlé

Photo Par Karl Filion
Un immense plat réchauffé. Rien de nouveau, tout est emprunté à un autre film. Tellement archétypal que même le développement psychologique des personnages laisse à désirer, le scénario est saturé d'improbabilités et le déroulement est si prévisible qu'on perd vite tout intérêt envers une production comme tellement d'autres.

Le réalisateur Richard Loncraine sort Harrison Ford de sa semi-retraite pour le faire jouer dans un film ennuyant, prévisible et extrêmement prétentieux. Il n'y a pas tant de mérite à mettre un plat au micro-onde pour le resservir.

Jack Stanfield est responsable de la sécurité d'une grande banque de Seattle. Alors qu'il est au travail, un groupe d'hommes armés fait irruption dans sa luxueuse demeure près de la mer et prend en otage sa femme et ses deux enfants, Sarah et Andrew. Jack devra voler 100 millions $ aux clients les plus riches de son institution s'il veut sauver sa famille.

Avec un scénario qui ressemble à tous les thrillers américains des dernière années – plusieurs mettant étrangement en vedette Harrison Ford – il n'y a rien d'interpellant à aller voir Le coupe-feu. On espère, mais il devient vite évident qu'on nous resservira le méchant classique et sans cœur, le bon père de famille qui lutte pour la justice, et le plan diabolique prévu au quart de tour. Il y a aussi le méchant-gentil, celui qui a des remords, la secrétaire à tout-faire, enfin, on dresse rapidement le portrait des archétypes du film.

Même Harrison Ford, qui recycle ici des expressions faciales vite redondantes, n'impressionnera pas dans un rôle banal, sans passion. Ses co-vedettes tombent aussi rapidement dans le cliché.

Le scénario s'assure de ne rien gaspiller. Chaque petite information servira plus tard dans le récit, et c'est tellement évident qu'il n'y a aucun intérêt à suivre le déroulement d'une histoire dont on connaît déjà la fin. Quelqu'un se demande-t-il vraiment qui va gagner? Et si le prétendant, Bobby, et les allergies aux arachides sont des coïncidences?

Après la projection du film, quand les lumières s'allument enfin, on sait sans hésiter que Le coupe-feu n'a pas fait son boulot, parce que tout ici est surchauffé, brûlé même, gaspillé.
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Photo Karl Filion

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