Affiche du film  The Man
© Warner Bros. Canada

Le boss

Version en français
v.o.a. : The Man
9 septembre 2005

Un contre un

Photo Par Karl Filion
Si on peut dire sans hésiter que l'ensemble ne vaut pas grand chose, quelques moments sauvent la mise d'un film instantanément oubliable. Merci à la complicité entre les deux acteurs principaux.

Le comique Eugene Levy fait équipe avec Samuel L. Jackson dans cette comédie vulgaire inutilement, répétitive et sans vrai intérêt, où la complicité entre les deux acteurs devient le seul point positif d'un film qui ne va nulle part. Heureusement qu'ils sont là pour détendre un peu l'atmosphère irréaliste du film, parce que Le boss se perdrait dans ses scènes d'action usagées et ses improbabilités. Reste que le tout est aisément oubliable, voire négligeable, et que les quelques moments drôles ne font pas le poids face aux comédies plus intelligentes - et plus efficaces aussi - encore à l'affiche.

Il n'y a que quelques minutes d'écoulées dans le film quand les premières failles dans le scénario apparaissent, saillantes donc immanquables, assez qu'il semble bien qu'on n'a pas cru bon – une décision discutable - de s'efforcer de rendre l'ensemble des mésaventures de deux héros plausible. Souhaitons-le au moins, parce que sinon l'échec est encore plus exceptionnel. Sans oublier que rien, dans cette intrigue primitive, ne suscite vraiment d'intérêt; un peu parce que c'est du réchauffé, et un peu parce que c'est improbable.

L'humour est grossier plus souvent qu'autrement, et franchement, les moments les plus drôles ceux qui évitent les « merde » et « putain » qui saturent les dialogues. Le film est très volubile et il faut bien admettre que certaines répliques font effectivement sourire. Sinon, l'humour scatophile ne convainc jamais, même avec de la bonne volonté.

La réalisation peu inspirée de Les Mayfield n'a pas plus d'intérêt que l'ensemble. Mécanique, elle suit sans conviction des péripéties franchement banales. Elle a au moins le mérite de passer complètement inaperçu.

C'est la bouille comique d'Eugene Levy, et l'étonnante capacité de son personnage à improviser dans des situations délicates, qui fait le plus rire. On exploite entièrement ses possibilités, et Samuel L. Jackson sert de faire-valoir à sa performance. Quand leur complicité est au plus fort, l'humour fonctionne, sinon le tout tombe à plat.

Un « simple » divertissement, peut-être, mais pas le meilleur possible. Simple, oui, divertissant, à peine.

Comme attendu, au fond, les méchants sont stéréotypés et unidimensionnels, le scénario ultra-prévisible et peu crédible, la réalisation peu inspirée et les interprétations négligeables. Quelques moments de complicité partagée entre Eugene Levy et Samuel L. Jackson forcent quelques sourires, jamais de rires francs, et heureusement, parce que Le boss n'a absolument rien d'autre pour convaincre.
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Photo Karl Filion

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