Affiche du film La rupture
© Universal Pictures

La rupture

Version en français
v.o.a. : The Break-Up
1 juin 2006

Citrons et plus si affinités

Photo Par Karl Filion
Voilà un film qui misait sur la complicité entre Jennifer Aniston et Vince Vaughn et sur leur rumeur d'idylle. Heureusement qu'il n'y a pas que ça. Vaughn parvient à faire rire, ainsi que plusieurs situations cocasses bien amenées, mais certainement pas révolutionnaires.

Les journaux à potins prennent un malin plaisir à suivre la relation qui se serait formée entre Jennifer Aniston et Vince Vaughn après la séparation de cette dernière d'avec « vous-savez-qui ». La passion serait née sur ce plateau, pendant le tournage de La rupture. Et bien... personne n'en sera convaincu après avoir vu le fameux film. Leur relation à l'écran est difficile et leur complicité presque complètement absente. Sauf que c'est un peu ça qu'il fallait, parce qu'il s'agit de La rupture et pas de Le mariage.

Gary et Brooke vivent dans leur magnifique condo au centre-ville de Chicago. Après un souper familial très... étrange, Brooke en a assez de l'inaction de son compagnon et décide de rompre avec lui pour qu'il se rende compte qu'il a besoin d'elle. Sauf que Gary ne voit pas ce qu'il peut faire de mieux pour leur couple, et va répondre à toutes les manigances de Brooke est lui servant sa propre médecine. Si Brooke enfile les rendez-vous galants, Gary invite des strip-teaseuses pour jouer aux cartes. C'est d'autant plus ardu que les deux doivent continuer à co-habituer, puisque aucun ne veut laisser à l'autre le fameux condo. Jusqu'à ce qu'il faille, bien sûr, faire le point.

Les disputes et les commentaires hilarants de Vince Vaughn deviennent vite le seul intérêt du film, assez classique, qui s'éternise un peu vers la fin, mais qui demeure assez plausible.

La réalisation de Peyton Reed est translucide, on ne la voit pas, on ne se demande pas où elle est, et on ne va pas lui donner du mérite pour ça. Peu inspiré, simplement mécanique, pour faire rire. Ça fonctionne relativement bien, grâce à Vaughn et aux personnages secondaires, qui sont en fait des clins-d'oeil et des prétextes pour d'autres commentaires de Vaughn, dont le sens de la répartie est probablement la plus grand richesse du film. Et cette scène, vers la fin, au bar avec Jon Favreau, est totalement hilarante.

Dommage qu'Aniston n'ait pas la même force. Elle est fade, apparemment peu impliquée, elle devient vite, elle aussi, un personnage secondaire qu'on appelle pour que quelque chose se produise, et qu'on range lorsqu'on n'en a plus besoin. Et on n'avait certainement pas besoin de ce larmoyant dénouement, trop long et monotone.

Au final, disons que La rupture est une recette simple mais efficace. Pour un repas amical et divertissant, ça ira, mais pour un souper plus sérieux, il faudrait sans doute ajouter quelques gouttes de citron. Au moins douze citrons.
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Photo Karl Filion

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