Affiche du film La bachelière
© 20th Century Fox

La bachelière

Version en français
v.o.a. : Post Grad
21 août 2009

À l'université comme dans la vie...

Photo Par Karl Filion

Alexis Bledel est en sans aucun doute la seule qualité de ce long métrage sans intérêt. On n'y entend rien qui n'ait été déjà entendu, on n'y voir rien qui n'ait pas déjà été unanimement décrié comme une aberration cinématographique. Mais Bledel, pétillante, délicieuse, et dotée d'une candeur assez mignonne, s'inscrit bien dans son époque et pourrait très bien représenter les craintes et les appréhensions des jeunes filles de son âge à la sortie de l'école. Si on s'en tenait à ça.

Ryden Malby vient de terminer ses études universitaires et, munie de son diplôme, elle souhaite se trouver un emploi rapidement pour bien débuter sa carrière. Mais les choses ne vont pas comme prévu et la jeune femme doit retourner chez papa et maman afin de repartir à neuf. Avec son ami Adam, un jeune musicien qui est amoureux d'elle, Ryden essaie tant bien que mal de faire son entrée sur le marché du travail, tout en conciliant vie de famille et amour.

Le film, qui est conçu en deux temps, évoque de manière équivalente les ennuis, actuels et pertinents, d'une jeune professionnelle nouvellement diplômée qui veut entrer par la grande porte sur le marché de l'emploi. D'accord, d'accord, on comprend l'idée. Mais le deuxième aspect de cette histoire, la vie « familiale » de Ryden, avec son père burlesque, sa grand-mère folle et son jeune frère « spécial », est complètement inutile et détonne grandement. On s'explique mal la présence, dans le développement narratif du récit, d'une course de boîtes à savon, d'un enterrement de chat écrasé et d'un recel de boucles de ceintures (!?!).

Quand tout semble perdu (et qu'on croyait que le film allait se terminer sur-le-champ qu'on allait pouvoir rentrer chez soi, repus en déclarations d'amour bidon), un coup de téléphone magique vient tout régler, pire qu'un deus ex machina. Quel bon timing en plus! Pour un spectateur, difficile de se sentir plus idiot qu'avec ce revirement ridicule. Le pire? La finale est complètement absurde et ajoute l'insulte à l'injure. Insultant de mièvrerie, inexplicable et illogique... Le fameux syndrome du : « je te connais depuis cinq ans et je ne t'ai jamais aimé, mais là, parce que t'es plus là, que je suis toute seule, que je ne veux plus vivre chez mes parents, que ma job est décevante, que le beau gars m'a laissée, je vais traverser le continent sans t'avertir pour cogner à ta porte. » Est-ce que c'est arrivé une seule fois dans la vie, ça? Une seule? Sur un copie d'examen, tout ça, c'est autant de gros « X » rouges et de points perdus.

La bachelière est un autre exemple d'une bonne idée gâchée. La faiblesse de la trame principale aura peut-être forcé les auteurs à ajouter un pan cabotin et agressant à la rassurante histoire de « si tu veux, tu peux » assez bien racontée autrement; sans surprise ni inventivité. Traité à la Juno ou à la (500) Days of Summer, cette comédie inoffensive aurait au moins le mérite d'être un peu plus dynamique. En tout cas pas affreusement prévisible et morne. Quoi que fasse Alexis Bledel et ses incroyables yeux bleus.

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Photo Karl Filion

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