Scène du film The International
© Sony Pictures

L'international

Version en français
v.o.a. : The International
13 février 2009

Owen, Clive Owen

Photo Par Karl Filion
Avant que Daniel Craig ne soit choisi, une rumeur persistante voulait que ce soit Clive Owen qui enfile le smoking de James Bond, l'agent secret préféré des Britanniques. Son charisme certain et sa facilité à porter des costumes faisaient de lui le candidat parfait. Il n'y pas décroché le rôle, pourtant, mais c'est tout comme, car dans L'international il incarne un James Bond qui s'appelle Louis Salinger. Détail. Si le film n'est pas spécialement inventif ou rafraîchissant, il n'en demeure pas moins un divertissement supérieur à la moyenne.

L'agent d'Interpol Louis Salinger mène depuis plusieurs années une enquête visant à condamner la IBBC pour ses activités financières illicites, mais à chaque fois qu'une piste semble sérieuse les témoins meurent dans des circonstances mystérieuses. Quand le partenaire de Salinger est assassiné à son tour, ce dernier en fait une affaire personnelle de démasquer, avec l'aide de l'agente américaine Elenaor Whitman, les responsables et de mettre fin au dangereux commerce de l'institution financière.

Immunisé à toutes les formes de décalage horaire, enquêteur émérite et tireur efficace, Salinger est le héros idéal pour un bon film d'action. Réglons d'abord les points litigieux : oui, le film comporte plusieurs invraisemblances, mais elles ne sont jamais agaçantes au point de casser le rythme ou la tension. Oui aussi, certains personnages sont complètement inutiles et les nombreux pays visités n'ajoutent rien à l'intrigue. Mais les scènes d'action proposées par le réalisateur Tom Tykwer, dont le Cours, Lola, cours reste le plus grand fait d'armes, sont d'une grande efficacité. Une palpitante scène d'action au musée Guggenheim de New York s'avère en être le moment fort.

Là où l'influence de Tykwer, qui a aussi réalisé une brillante adaptation de Le parfum : Histoire d'un meurtrier, se fait le plus sentir est entre les scènes d'action, alors que les personnages discutent des ramifications assez complexes de cette guerre aux banquiers. La réalisation stylisée rend le tout bien plus palpitant que cela ne l'est réellement pour les non-initiés, même si l'ensemble est apparemment construit sur des bases toutes factices afin d'augmenter le niveau de tension. En particulier ce sentiment d'urgence qui donne une « dernière chance » à l'enquête. On n'y voit que du feu jusqu'à ce que le film se termine.

Loin d'être aussi agaçant que d'autres films d'action prêts à tout sacrifier pour trouver des prétextes à fusillades, le film impressionne malgré sa baisse de régime à mi-parcours. L'apport du réalisateur, visible dans les détails, est pourtant apparent et bienvenu. Ce n'est pas le premier - et certainement pas le dernier - exemple de film qui, pris en charge par un individu talentueux plutôt que par un interchangeable tâcheron, s'élève au-dessus de la moyenne. L'international est ce que 007 Quantum aurait dû être en novembre dernier. De l'action, des fusillades viriles, des complots mondiaux et Clive Owen. Pas compliqué.
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Photo Karl Filion

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