Affiche du film Il était une fois
© Buena Vista Canada

Il était une fois

Version en français
v.o.a. : Enchanted
v.o.a. : Enchanted (DLP)
22 novembre 2007

Ils signèrent un contrat de mariage... et vécurent heureux

Photo Par Karl Filion
Ce film est presque parfait. Bon, parfait pour les jeunes filles qui rêvent des princes charmants et d'amour éternel, mais quand même, tout est si bien ajusté et fonctionne si merveilleusement que Il était une fois est un des films les plus réussis de l'année. Walt Disney fait preuve d'une créativité presque complètement disparue au travers des suites édulcorées et des reprises fades des dernières années. Il était temps.

Dans le monde animé d'Andalasia, la candide Giselle cherche le véritable amour. Elle pourrait bien l'avoir trouvé dans les bras du prince Édouard, héritier de la couronne. Mais à la veille du mariage, la mère de l'époux, anxieuse de perdre sa place de reine, envoie Giselle en plein New York moderne, dans la réalité. Sans repères, la jeune fille comprend mal ce nouveau monde sans magie. Heureusement qu'un avocat père d'une petite fille la recueille chez lui.

Le réalisateur Kevin Lima (Tarzan, Les 102 dalmatiens) trouve une manière originale de rafraîchir les sempiternelles féeries, sans pour autant s'adresser aux adultes comme le faisait Shrek, par exemple. Ici, les jeunes enfants apprécieront la simplicité des situations, l'innocence du propos (mais que veulent dont tous les garçons?) et les chansons réjouissantes qui s'insèrent bien dans le récit. Rythmées, flamboyantes, bien rendues par les voix justes d'Amy Adams et de James Marsden. Adams, d'ailleurs, fait preuve d'une magnifique candeur et évite de tomber dans le cabotinage, un piège qui guettait les acteurs de ce film, et que Susan Sarandon, en méchante sorcière, n'évite pas complètement, minant ainsi la finale qui, à défaut d'être très inventive, a le mérite de se régler rapidement.

Mais sinon, chaque aspect « magique » a son écho « réaliste », permettant quelques jolies trouvailles humoristiques et des scènes d'une belle tendresse. Les personnages se posent des questions à l'écran, agissent, évoluent, font des choix éclairés qui ne sont pas guidés par la naïveté de contes de fées inscrite dans la culture collective, à cause, justement, des classiques de Walt Disney. Et les petites filles dans la salle remarqueront sans doute, même si elles ne le mentionnent pas expressément, que c'est une fille qui va sauver l'homme, que c'est elle qui agit, qui prend les risques et qui joue à l'héroïne.

L'optimisme contagieux sort amoché mais vainqueur de cette bagarre avec la cruauté du monde réel (qui n'a rien de réaliste, n'en déplaise aux dévots). Mais même si on se permet ces quelques disgressions à l'usage, les petits trucs des spécialistes de Disney fonctionnent toujours aussi bien. Et si les enfants s'émerveilleront devant les chorégraphies et les costumes flamboyants d'Il était une fois, ce sont les parents qui y gagneront le plus. Mais oui! Il était temps que quelqu'un remette en question le sophisme « ils vécurent heureux pour toujours » et redonne un peu de réalisme aux contes de fées. Juste un peu... pour le bien de tout le monde, parce qu'il faut bien grandir un jour.
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Photo Karl Filion

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