Affiche du film  Hunger Games: L'embrasement
© Les Films Séville

Hunger Games: L'embrasement

Version en français
v.o.a. : The Hunger Games: Catching Fire
20 novembre 2013

Suprématie

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Hunger Games: Catching Fire est aussi bon, sinon meilleur, que son prédécesseur. La tension dramatique est telle qu'après 2h30, on est étonné de voir l'image se figer et l'annonce de la fin de ce second opus à une franchise à l'avenir aussi prometteur que Twilight. Bien sûr, pour apprécier Hunger Games: Catching Fire, il faut rester conscient que l'oeuvre s'adresse à de « jeunes adultes » et, par la force des choses, à des adolescentes, à la recherche indéfectible d'une idole et d'un modèle. Katniss est d'ailleurs une parfaite candidate à ce titre. Avouons-le, on préfère que nos jeunes filles s'intéressent au tir à l'arc qu'aux vampires et entretiennent des valeurs d'espoir et de compassion plus que d'amour (impossible) et d'amitié (tordue).

Mais bon, laissons Twilight derrière et vivons dans le présent. De toute façon, la franchise Hunger Games ne mérite pas d'être ainsi comparée à Twilight; elle est en tant de points supérieure à son opposant que le combat est perdu d'avance...

L'histoire composite de Hunger Games: Catching Fire aurait pu être un obstacle à son passage adéquat d'un médium à un autre (livre au film) mais le scénario est construit intelligemment et renferme des thématiques pertinentes qui intéressent les adolescents de tous âges. La société de Panem menée par une dictature du Capitole est un concept pertinent et efficacement développé au sein de ce récit de guerre. Les détails des Jeux - qui sont plutôt ambitieux et compliqués, parce que modulables - sont expliqués à travers des dialogues, ce qui rythme l'action mieux que l'aurait fait une narration extradiégétique par exemple.

Plusieurs ont soulevé les ressemblances entre Hunger Games et Battle Royale, un film japonais dans lequel des jeunes s'entretuaient dans une enceinte comme c'est le cas dans le roman de Suzanne Collins. Je crois que de les comparer serait une erreur. The Hunger Games, tout comme HungerGames: Catching Fire, est beaucoup beaucoup plus soft que ne l'était le sanglant Battle Royale, et c'est très bien ainsi. Nous n'avons pas besoin d'un bain de sang et des exécutions publiques pour comprendre la nature du débat et l'impératif d'une rébellion. Le nivelage vers le bas de la violence - ou plutôt des répercussions de la violence (éviscération, strangulation, pendaison) - ne nuit en aucun cas à la tension dramatique de l'oeuvre et de son impact émotionnel.

La réalisation de Francis Lawrence est aussi très réussie. L'un des plus grands défauts du film The Hunger Games était l'omniprésence d'une caméra nerveuse, parfois mal maîtrisée. Ces images agitées n'apparaissent dans Hunger Games: Catching Fire que lorsqu'elles sont absolument nécessaires; dans un combat frénétique ou une situation critique. Les décors et les costumes s'avèrent, encore une fois, spectaculaires, et la performance des acteurs - Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Elizabeth Banks, Woody Harrelson - est au diapason. Quoiqu'on pourrait peut-être soulever le surjeu de Lawrence qui déconcerte à quelques endroits bien précis; notamment en ouverture.

La conclusion s'avère, elle aussi, très intéressante, puisqu'on ne peut vraiment pas la prédire. On s'imagine bien que l'héroïne ne périra pas dans l'arène (il reste tout de même deux films à faire), mais le sort des autres participants est incertain et c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles nous nous tenons sur le bout de notre chaise jusqu'au défilement du générique.

Hunger Games: Catching Fire est une réussite, il n'y a pas de doutes.

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Photo Elizabeth Lepage-Boily

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