Homme au bain
Durée
1h12
Genre
Drame
Origine
- France
Date de sortie au Québec
27 mai 2011
Synopsis
Après qu'ils se furent violemment disputés, Omar abandonne Emmanuel, son petit copain. Pour être certain que ce dernier ne pourra le retenir, il s'enfuit jusqu'à New York, où il va rejoindre une amie. Là, il fait la rencontre d'un étudiant en cinéma, originaire de Montréal, sur lequel il pointe sa caméra avec curiosité. Pendant ce temps, Emmanuel vivote dans les rues de Gennevilliers. Pour de l'argent, il s'offre à ceux qui se laissent tenter par la forme de son profil et la vigueur de son corps. À leur façon, les deux hommes tentent de prouver à l'autre qu'ils ne s'aiment plus.
Synopsis © Cinoche.com
Acteurs
Réalisateur
Scénaristes
Producteurs
Studio de production
- Les Films du Bélier
Distributeur au Québec
- Cinéma Du Parc
Liens
Cote: 4 (Bon)
Les interprètes font preuve d'un naturel appréciable et Honoré tire avantage de l'aisance de la star du porno gai François Sagat qui, malgré son jeu limité, se révèle étonnamment touchant.
Cote: 2 étoiles
Choisissant pour ce rôle l'acteur de porno François Sagat, Honoré n'a de cesse d'humilier cet homme-objet avec un voyeurisme douteux qui témoigne d'autant d'attirance érotique que de mépris arrogant. Consternant !
hristophe Honoré - et il a parfois montré qu'il le méritait - est un cinéaste très aimé, surtout à Paris intra-muros. Pas sûr qu'il le reste longtemps s'il s'amuse encore à faire ce genre de films pour le moins indigents.
Cote: 3,5 étoiles
François Sagat, vedette du cinéma porno gai, est ici bien plus qu'un objet de beauté. Sa présence, troublant amalgame de force et de fragilité, irradie tout le film.
Cote: 3 étoiles
Christophe Honoré déchante ici un portrait impressionniste où la fiction croise l'approche documentaire, et à travers lequel la dérive des sentiments emprunte la forme d'un érotisme masculin un peu triste. À la fois beau et cruel.
Le plus en danger n'est peut-être pas celui qu'on croit : passé par la fantaisie érotique tous azimuts, le film glisse vers le conte moral aux accents rohmériens. Après la crudité, la cruauté.
Christophe Honoré regardant le cinéma comme il regarde son acteur : il n'accepte pas de le laisser se résumer à ce qu'on en attend. Et par cela, le sublime.
L'idée aurait pu fonctionner si ces images, visiblement tournées en DV par lui-même lors du voyage qu'il fit avec son actrice à New York pour présenter Non, ma fille, tu n'iras pas danser, n'étaient pas si inconsistantes. Alternée avec celle de Sagat à Gennevilliers, la micro-fiction qu'il construit à partir de cette situation ne tient pas. Pire, elle rend vain l'ensemble du film.