Affiche du film G.I. Joe: The Rise of Cobra
© Paramount Pictures

G.I. Joe : Le réveil du cobra

Version en français
v.o.a. : G.I. Joe: The Rise of Cobra
7 août 2009

Toi et quelle armée?

Photo Par Karl Filion

G.I. Joe : Le réveil du cobra est un film - bon, enfin, entendons-nous pour « une suite d'images » - profondément bête, sans aucune rigueur et étonnamment simpliste. Et on dirait presque qu'il en est fier. Ce n'est pas une notion facile à comprendre que de penser qu'on puisse être fier d'être idiot, mais comme bien des choses dans la vie, vaut mieux ne même pas essayer de comprendre.

Victimes d'une embuscade alors qu'ils transportent une dangereuse arme de destruction massive de haute technologie, Duke et Ripcord sont les seuls survivants de leur unité. Sauvés in extremis par une unité d'élite de l'armée, nommée « G.I. Joe », de l'attaque de la Baronne (et ancienne petite amie de Duke (!?!)), les deux soldats vont se joindre au groupe afin de retrouver les dangereuses ogives volées par un fabriquant d'armées mégalomane qui veut dominer le monde (ah ouin? m'attendais pas à celle-là).

N'hésitant pas à inventer toutes les technologies nécessaires à son bon déroulement, G.I. Joe : Le réveil du cobra est d'une bêtise infinie, voilà qui est admis. Il serait trop long d'en nommer toutes les incongruités. On peut cependant régler rapidement le cas des comédiens : ils sont tous affreusement mauvais, de Sienna Miller qui raconte à peu près n'importe quoi sans aucune conviction à Marlon Wayans, cabotin, en passant par Dennis Quaid qui semble rire de lui-même autant qu'on peut rire de lui. Les dialogues bidons et inutiles ne font qu'ajouter à l'aspect comique de cette aventure sans direction. Disons que les marionnettes de Team America étaient plus crédibles.

Festival d'effets spéciaux? Oui, ratés. De piètre qualité, les effets spéciaux sont sur-utilisés et apparents, ce qui gâche beaucoup du plaisir de ce festival d'explosions, de fusillades et d'individus-qui-peuvent-piloter-n'importe-quel-appareil-de-haute-technologie-sans-entraînement. Il faut cependant admettre de certaines scènes d'action sont bien trouvées et bien menées, mais en dehors de ça, disons qu'on a l'impression que la Terre est effectivement plate et qu'on vient d'arriver au bord.

On pourra aborder la question du scénario dès qu'on aura la preuve de son existence, en attendant, permettons-nous d'émettre certains doutes mineurs : l'histoire d'amour entre Duke et la Baronne est complètement absurde, tout comme ce revirement de situation ultra-prévisible impliquant cette dernière. Revirement inexplicable, puisque sa loyauté est, pour dire le moins, assez douteuse... Les méchants y vont bien sûr du cri primal dans un nuage d'éclairs, les gentils gagnent la bataille et la fille, on connaît la chanson. On ne l'aime pas plus qu'avant, mais on la connaît.

Le film n'a en fait qu'une seule bonne idée, une sorte de jeu de chaise musicale pas bête du tout, pour raviver un peu l'intérêt qu'on pourrait porter à cet énergumène qui ressemble en de nombreux points à ce qui pourrait sortir de l'imagination d'un garçon de 9 ans. C'est encore meilleur que Dragonball.

Si on accepte de rire de la situation autant que de rire de soi de se retrouver dans une salle de cinéma à regarder ces absurdités indignes d'êtres appelées « cinéma », il y a moyen de trouver une ou deux qualités à G.I. Joe : Le réveil du cobra, surtout si on l'envisage comme un film de super-héros (genre X-Men) ou même un dessin animé. Après Transformers : La revanche, l'été 2009 se surpasse alors qu'on ne le croyait plus possible.

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Photo Karl Filion

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