Affiche du film  Eternal Sunshine of the Spotless Mind
© Alliance Vivafilms

Du soleil plein la tête

Version en français
v.o.a. : Eternal Sunshine of the Spotless Mind
20 juillet 2005

Éblouissement garanti

Photo Par Karl Filion
L'illustre, et un peu fou, scénariste Charlie Kaufman, qui nous a mené plusieurs fois dans un univers unique, s'associe avec un équipe talentueuse et récidive…pour notre plus grand plaisir.

L'on doit à Charlie Kaufman des scénarios tels que Human Nature, Being John Malkovich et Adaptation. Si vous êtes le moindrement initiés à ces films, vous connaissez l'inépuisable créativité du bonhomme, sinon, je ne peux vraiment pas vous la décrire. Voyez par vous-même.

Le film s'articule autour de Joel, un Jim Carrey en grande forme, et de Clémentine, Kate Winslet particulièrement jolie. Joel se réveille un matin, un peu perdu. Par un concours de circonstances, il rencontrera sur une plage une gentille fille qui sera le véritable élément déclencheur de sa vie. L'histoire s'enchaîne par la suite d'elle-même, suffit de bien vouloir s'y laisser mener. Le scénario, une mine d'or, se développe lentement et, même s'il traîne quelque peu par moments, a un rythme qui lui est propre et qui demeure approprié. La boucle est merveilleusement construite, preuve indubitable du talent de son auteur.

La réalisation de Michel Gondry (certains clips de Björk et Human Nature) est particulièrement personnelle, intime même, et un effort évident, un travail, peut être senti à travers les images du film, en très grande majorité magnifiques. Le réalisateur joue avec brio avec la profondeur de champ et le grain, et son image a une sorte de puissance qui vient d'une quatrième dimension et qui est propre aux réalisateurs de talents. Un travail tout en douceur, tout en poésie, qui est tout à l'honneur de l'artiste, supporté par des effets-spéciaux discrets, mais essentiels, qui donne au film son attrait visuel absolument fascinant.

Les deux acteurs principaux se rencontrent très efficacement, Kate Winslet est à en tomber amoureux et Jim Carrey sort du registre d'amuseur public, qui lui sied d'ailleurs de moins en moins, mais qui le caractérise depuis Ace Ventura ou Le Masque. Les autres acteurs, Tom Wilkinson en tête, sont modestes et en donnent juste assez pour supporter leurs collègues.

L'efficacité du scénariste, le rendu cinématographique du cinéaste et le confiance des acteurs font de Du soleil plein la tête une gigantesque fresque, une mosaïque de talent brut qui, pour une fois, a été exploité avec tout juste assez de retenue pour plaire, et suffisamment de folie pour séduire.
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Photo Karl Filion

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