Dans la brume électrique
Durée
1h42
Genre
Drame policier
Origine
- États-Unis
- France
Date de sortie au Québec
10 septembre 2010
Date de sortie du DVD
22 février 2011
Synopsis
Le policier Dave Robicheaux enquête sur les meurtres de jeunes femmes affreusement mutilées dans son patelin de New Iberia, en Louisiane. Au cours de l'enquête, il fait la rencontre d'Elrod Sykes, un acteur hollywoodien venu tourner un film financé par la mafia locale. Le parrain, Balboni, refuse de collaborer à l'enquête, comme l'ensemble des habitants du coin. Mais au fil de ses investigations, Dave entre en contact avec un vétéran de la Guerre de Sécession qu'il semble être le seul à voir et entendre. Il devra capturer rapidement le meurtrier, puisque même sa famille est maintenant en danger.
Synopsis © Cinoche.com
Acteurs
Réalisateur
Scénaristes
Producteurs
Distributeur au Québec
- Axia Films
Liens
Cote: 4 (Bon)
Tavernier, dont la mise en scène est assurée, traduit avec sensibilité l'atmosphère du bayou et imprègne le film de commentaires sociaux éclairants. Bien soutenu par une distribution talentueuse, Tommy Lee Jones y va d'un jeu senti.
Cote: 3 étoiles
Dominant une distribution où brillent aussi discrètement Mary Steenburgen, Kelly Macdonald et Pruitt Taylor Vince, Tommy Lee Jones campe un Dave Robicheaux dont l'apparente force cache savamment doutes et blessures.
Cote: 3 étoiles
Tavernier can't seem to decide what he wants to focus on - hopping from Robicheaux's inner torment to the crime investigation to the movie-biz shenanigans - and, by the end, it's tough to follow all the dangling plot lines.
Cote: 4 étoiles
Dans la brume électrique n'est pas un « vrai » film policier à l'américaine, et c'est précisément ce qui en fait l'originalité et l'intérêt.
Dans ce marasme, Robicheaux apparaît comme un type bien, qui carbure à l'instinct, capable aussi d'accès de violence. D'où vient cette violence? C'est l'enjeu du film : remonter à l'origine du mal.
Le présent et le passé s'enchevêtrent comme la végétation, le mal est informe et insaisissable comme le brouillard, l'âme rouille comme les chaînes. Mais tous les héros ne sont pas morts.
Cote: 3 étoiles
L'intrigue est vaseuse (nous sommes dans les boues des bayous après tout), mais Tavernier et ses collaborateurs à la photographie ont su rendre cette ambiance moite et obscurément louche de ces contrées riches de légendes.
Nous nous sommes laissés porter par l'atmosphère cajun, la belle photo en scope de Bruno de Keyser, la musique de Marco Beltrami et les riffs à la guitare de Buddy Guy, quelque chose entre les romans de Faulkner et une terre fétichisée par le Flaherty de Louisiana Story et le Nicholas Ray de la Forêt interdite. Sans arrêt, nous avons pensé à Clint Eastwood pour la maîtrise d'une réalisation qui n'a pas besoin de l'esbroufe et du tape-à-l'oeil pour s'affirmer souveraine. Cela fait plaisir.