Affiche du film  Capitaine America : Le premier vengeur
© Paramount Pictures

Capitaine America : Le premier vengeur

Version en français
v.o.a. : Captain America: The First Avenger
21 juillet 2011

Les derniers seront les premiers

Photo Par Karl Filion

Après Iron Man, The Incredible Hulk et Thor, le « premier » vengeur est en fait le dernier à envahir les écrans avant le méga-projet The Avengers, qui est attendu l'an prochain et qui devrait tous les réunir dans une aventure épique. Captain America: The First Avenger s'avère être l'un des bons coups de cette franchise de films inspirés des super-héros de Marvel. L'aspect « nouveauté » d'Iron Man en moins, c'est un film d'action compétent, à l'humour auto-référentiel efficace et qui a pleinement conscience de ce qu'il est. Cela permet au réalisateur Joe Johnston de faire tout ce qu'il faut pour que son film soit une réussite.

Oui, cela veut dire un patriotisme exacerbé, une exagération constante des capacités des soldats américains, une séparation manichéenne entre les bons et les méchants et une simplification presque honteuse du concept de « guerre ». Mais ce n'est ni une surprise, ni une erreur, que de rester si fidèlement près d'un personnage qui se nomme de toute façon Captain America. L'erreur, ce serait de le prendre au premier degré, en refusant de voir les quelques pointes humoristiques lancées envers sa nature profonde de patriote par excellence.

L'humour est d'ailleurs une des grandes forces du film. Tommy Lee Jones est hilarant, tout comme les nombreux clins d'oeil aux attentes liées aux films de super-héros (devoir choisir entre un innocent jeté à l'eau et poursuivre le méchant, ce n'est un problème que si l'innocent ne sait pas nager...). Simple, mais efficace, un peu comme de nombreux raccourcis narratifs qui défient toute logique... Et plusieurs de ces blagues sont rafraîchissantes, ce qui est une plus-value dans un film d'action. Le méchant manque légèrement d'envergure, mais c'est souvent le cas lorsqu'on doit expliquer la naissance (souvent complexe) d'un super-héros.

L'action, justement... Le film prend quelques temps pour véritablement se mettre en branle, et les scènes d'actions, si elles sont respectables et nombreuses, ne sont pas intégrées à la trame narrative. Elles ne sont pas véritablement « importantes » puisqu'on connaît déjà qui en sortira vainqueur. Encore une fois cependant (bon sang qu'on se répète), la 3D est complètement inutile et pratiquement imperceptible. C'est littéralement du vol en plein jour...

Captain America: The First Avenger s'intègre bien dans la mythologie des Avengers, mieux (plus subtilement en fait) que Iron Man 2, qui semblait improvisé, et plus aisément que Thor, qui est un demi-dieu dans un monde terrestre qui mise sur une certaine forme de réalisme. Il ne faudrait pas perdre cette conception du monde, qui permettait de faire passer le genre des films de super-héros à l'âge de la maturité, où on prendrait au sérieux les balises posées. Captain America s'intègre aussi bien dans cette optique; pas que l'histoire de Steve Rogers soit réaliste, mais qu'à l'intérieur de sa proposition, elle soit cohérente. On n'en demande pas davantage.

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Photo Karl Filion

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