Affiche du film Basic Instinct 2
© Sony Pictures

Basic Instinct 2

Version en français
v.o.a. : Basic Instinct 2
30 mars 2006

Copié/collé!

Photo Par Pierre-Luc Tremblay
Hollywood nous aura fait patienter près de 14 ans pour nous offrir la suite des affres de la sensuelle auteur Catherine Trammel. Une très longue période pour un film aussi mièvre. Mais qu'ont-ils fait pendant toutes ces années ? L'attente n'en valait définitivement pas la peine!

La femme au pic à glace est de retour, mais à Londres cette fois-ci, où elle s'est installée pour poursuivre sa carrière d'écrivaine. Bien sûr, elle poursuit sa vie de débauche nocturne et de manipulation maladive. Sauf que cette aventure délaisse le milieu policier - rappelez-vous le subtil Michael Douglas - pour se pencher sur l'univers de la psychologie. Trammel est la dernière patiente du Dr. Michael Glass (!), un psychothérapeute en pleine ascension sur le point de se voir offrir une importante promotion. Une série de meurtres inexpliqués viendra troubler leur vie respective alors que leur relation professionnelle prendra des tournures plus personnelles.

En dire davantage serait injuste pour les futurs spectateurs, que je devine pourtant assez rares. Et franchement, après la lecture de cette humble critique, il devrait y en avoir encore moins.

Commençons d'abord par l'inévitable comparaison entre la suite et son prédécesseur. Je dois d'emblée l'avouer, c'en est presque gênant, je suis un fan du premier Basic Instinct. Pour des raisons obscures, que j'associerai simplement avec Sharon Stone, le film fait partie de ma vidéothèque. Normal donc que le deuxième opus me paraisse bien pâle. C'est qu'il n'arrive jamais à nous faire croire totalement à cette grotesque histoire. Le tout semble fait dans l'unique but de nous raconter le même schème, les mêmes discours. On pourrait par exemple compter le nombre de clins d'oeil s'adressant au premier film. Des clins d`oeil inutiles, il va sans dire.

David Morrissey fait bien pâle figure, et c'est beaucoup dire, au côté de Michael Douglas. Il n'a certainement pas sa prestance ni son charisme, si l'on peut parler en ces termes. Sharon Stone, bien que toujours aussi ravissante, n'arrive jamais à nous faire oublier les innombrables faiblesses d'un scénario beaucoup trop complexe pour ce qu'il a à raconter. Non pas qu'il est difficile à suivre ce film, mais plutôt qu'il aurait pu et aurait dû être simple. Sa complexité est inutile, c'est même un leurre pour nous faire oublier qu'on regarde en fait le même film une deuxième fois, 14 ans après.

Car c'est bien de cela dont il est question. Basic Instinct 2 représente purement et simplement une copie du premier film, à l'époque signé par Paul Verhoeven. Si le premier ouvrage n'était pas non plus génial, il avait au moins le mérite de nous tenir en haleine et de nous proposer une histoire un tant soit peu crédible.

Ici, l'histoire est subordonnée à... à peu de chose en fait. On se demande même qu'est-ce qui pourrait bien plaire au spectateur moyen. Les délicieuses courbes de Sharon Stone ? Ok, d'accord ! Mais c'est bien là le seul élément positif. Et tant qu'à se rabattre sur cet aspect, qui n'est pas si positif finalement, aussi bien laisser aller. On oubliera rapidement.
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Photo Pierre-Luc Tremblay

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