Au revoir Lénine

Version originale en allemand avec sous-titres en francais
v.o.all.s.-t.a. : Good Bye Lenin
20 juillet 2005

Au revoir, Coca-Cola

Photo Par Karl Filion
On pourrait croire à une comédie naïve et légère, mais détrompez-vous, ce film a des choses à dire. Qu'il les dise avec humour est tout à son honneur.

Dans l'histoire, peu d'événements peuvent se vanter d'avoir eu un impact aussi grand que la chute du mur de Berlin et, du même coup, du communisme, en octobre 1989. Certainement qu'encore aujourd'hui, les habitants de l'Allemagne de l'Est voient la différence entre les 40 ans de socialisme et l'avènement, encore récent, du capitalisme dans leur patrie. Si l'on peut supposer que les jeunes se soient plus facilement adaptés au nouveau mode de vie et de surconsommation, l'on peut aussi supposer que les personnes plus âgées ont dû vivre une adaptation plus difficile. C'est de là que le réalisateur Wolfgang Becker développe son histoire.

Lorsque la mère d'Alex (Daniel Brülh) tombe dans le coma à la veille de l'ouverture du mur, personne ne s'attend à son réveil. Huit mois plus tard, quand le miracle se produit, les médecins affirment qu'un choc trop grand pourrait causer un deuxième infarctus et définitivement sceller le destin de Christiane. Son fils va donc adapter son environnement pour lui faire croire que tout, ou presque, est exactement comme avant.

Si, bien sûr, la réalisation est efficace et le scénario crédible et intelligent, c'est une bonne nouvelle. Si, en plus, les acteurs offrent pour la plupart des performances enjouées, vivantes, c'est d'autant plus intéressant. Et c'est bien le cas ici, le réalisateur a une bonne maîtrise de sa caméra, sans être explosif, son style supporte parfaitement le scénario. Les acteurs s'amusent, c'est évident, et nous aussi, dans la salle, car le film se veut d'abord une comédie.

Drôle de par ses situations, le film a un bon rythme et reste crédible de début à la fin. Mais, en plus d'arracher plusieurs sourires, le film offre des pistes de réflexion. Et si, au fond, le capitalisme n'était pas une si bonne alternative pour ces peuples de l'est? Je pense à cette scène où, à la télé, la mère voit que des gens fuient le régime capitaliste pour vivre plus simplement, sans surconsommation et sans gaspillage. Ou alors, lorsqu'Alex jette au vent ses marks est-allemands, qui ne sont plus en vigueur, et qu'un vent d'ouest les disperse…cela fait sourire encore plus.

Un film qui pose un regard comique à une partie de l'histoire tout ce qu'il y a de plus sérieux. C'est audacieux. Et on aime ça, l'audace.
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Photo Karl Filion

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