Affiche du film  Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté
© Les Films Séville

Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté

Version originale en français
20 février 2013

Le gros et le petit

Photo Par Karl Filion

On peut certainement se consoler d'être loin - très loin - avec ce Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté de la catastrophe d'Astérix aux Jeux Olympiques. Car même si ce plus récent volet des aventures des deux célèbres Gaulois pêche souvent par excès, il demeure une suite souvent amusante de clins d'oeil et de blagues familiales misant sur les stéréotypes culturels pour rire des travers de tous et chacun. Certes, il est parfois redondant, et certainement pas aussi drôle que la proposition d'Alain Chabat, qui était plus éclatée, mais ce film de Laurent Tirard semble prendre au sérieux sa vocation de divertissement familial. Pour le meilleur et pour le pire, entendons-nous bien.

Car aussi habile et conscient de son public qu'il soit, Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté demeure un film qui prend peu de risques, misant encore une fois sur une panoplie de vedettes (mais bien mieux intégrées cette fois-ci) pour faire plaisir au public qui en redemande. Il y a quelque chose de rassurant à l'idée de retrouver Jugnot, le truculent Luchini, Dany Boon et d'autres dans des rôles directement calqués sur ce qu'ils représentent pour le cinéma français. À bien y penser, c'est un peu aussi ce qu'y fait Gérard Depardieu en Obélix... Mais quand c'est bien fait, il n'y a pas de problème.

Le seul qui se démarque, en quelque sorte, est Édouard Baer, le petit nouveau, dont on réalise ici que l'image publique (en France du moins) représente parfaitement le personnage d'Astérix depuis des années. Leur rencontre est heureuse sans être mémorable. Un peu comme le 3D, qui ne sert encore une fois à rien de bon et qui n'ajoute rien à cette histoire en particulier.

L'erreur d'Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté est certainement d'avoir voulu trop en faire, de trop impliquer de personnages, de sous-histoires, d'histoires d'amour(?), d'invoquer trop d'albums de bandes-dessinées, comme si cet exagération allait de pair avec l'exagération visuelle, anachronismes et autres gags physiques - que Tirard, en tant que réalisateur du Petit Nicolas, maîtrise bien - jusqu'à ce que ce qui compte vraiment soit oublié, perdu au milieu de plusieurs digressions. Ce n'est pas un hasard si les personnages secondaires apparaissent et disparaissent sans véritable impact sur l'histoire, et que la résolution s'avère bien anodine finalement.

Malgré quelques longueurs et redites, peut-être causées par l'aspect « sketch » de l'assemblage, Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté est un film familial dédié et efficace qui s'avère satisfaisant. Pas audacieux, pas déjanté, mais efficace.

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Photo Karl Filion

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