Affiche du film  Alien Vs. Predator
© 20th Century Fox

Alien vs Prédateur

Version en français
v.o.a. : AVP: Alien vs. Predator
21 juillet 2005

Are you ready to rumble?

Photo Par Karl Filion
Dans le coin bleu : Prédateur, brute sanguinaire en expédition de chasse, contre, dans le coin rouge : Alien, insecte hautement acide et très irritable. Résultat : un film à la hauteur de mes attentes…

Attention : sarcasme

Les attentes étaient élevées pour ce film de Paul W.S. Anderson, peut-être même trop élevées, mais il ne déçoit pas. Le réalisateur en est à ses premiers soubresauts, pourtant sa maîtrise de la réalisation est exemplaire, passant de touchante à complètement sautée, éclatée, originale, unique.

Que dire des acteurs? À première vue on pourrait croire que les merveilleux dialogues des scénaristes Shane Salerno et Anderson lui-même donnent la substance aux personnages et permettent aux acteurs d'épater, pourtant, la finesse et la maturité de leur jeu est tout simplement magnifique, je dirais même sublime, rarement a-t-on vu au cinéma de si belles déclarations d'amour.

Le risque était d'offrir un assemblage plus ou moins consciencieux d'effets-spéciaux, mais le réalisateur évite habilement ce piège impitoyable en n'utilisant que des légères touches d'animation par ordinateur, très difficiles à remarquer, encore une fois preuve d'un savoir-faire épatant.

De retour sur terre…

Vous vous en doutiez, je n'attendais pas beaucoup de ce film qui s'annonçait comme lamentable, et quand je dis que mes attentes ont été comblées, je dis la vérité.

Bien sûr, le réalisateur n'offre rien d'impressionnant niveau image, il suit pourtant efficacement le rythme, parfois beaucoup trop lent, du film. Il faut être indulgent, joindre dans un seul film deux monstres sacrés du cinéma de science-fiction n'est pas une mince affaire, et même si cela semble démontrer un certain manque d'inspiration, je suis de ceux qui optent plutôt pour d'alléchantes perspectives financières - il s'agit de faire ses frais - cela expliquerait entre autre le peu de violence que présentent ces deux créatures pourtant sanguinaires (un classement 13 ans et + agrandit considérablement le public-cible).

Si la réalisation, elle, reste acceptable, les dialogues, très limités, réussissent quand même à réunir la plupart des clichés des films du genre, il fallait s'y attendre, et sans en tenir trop rigueur je dirais : heureusement que la majorité de l'ambiance sonore est constituée de cris et de musique, plus ou moins réussie, parce que s'il fallait demander à nos excellents personnages de parler, nous risquerions de nous ennuyer.

Justement, le rythme du film est lent, malheureusement, au début, et lorsque les choses se précipitent, je suis de ceux qui déplorent le manque de nouveauté que les péripéties, ma foi plutôt banales, apportent, et les scénaristes tentent, maladroitement, de nous faire sympathiser à la cause des humains pris au piège dans un très ancienne pyramide, sous la calotte glacière en Antarctique, en mettant en péril la Terre entière, mais rien n'y fait, cette histoire m'est toujours complètement étrangère.

Le vrai risque qu'avaient les divers artisans du film (vous aviez deviné que les effets-spéciaux sont en majorité bien réussis, bien que très présents) était de manquer cruellement de logique, et ils tombent dans le piège, d'importantes questions restent sans réponse acceptable – pourquoi un groupe de recherche apporte-t-il avec lui des armes à feu dans une expédition subterestre? – n'est qu'un exemple.

Pourtant, Alien vs Prédateur semble avoir ravi les fans. Tant mieux, dis-je, parce que nous venons d'assister au premier round d'une guerre à finir.
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Photo Karl Filion

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