Scène du film 500 days of Summer
© 20th Century Fox

500 jours ensemble

Version en français
v.o.a. : (500) Days of Summer
24 juillet 2009

Film d'été

Photo Par Karl Filion

Il y a, à chaque année depuis un certain temps, un film coup de coeur, un film américain indépendant, une comédie intelligente - souvent en provenance du Festival de Sundance - qui, à cette période de l'année, vient attendrir l'ensemble des cinéphiles, et même, parfois, réconcilier critique et public alors que toute tentative semblait vaine face aux tonitruants blockbusters. L'an dernier c'était Juno, l'année précédente Little Miss Sunshine, cette année ce sera certainement (500) Days of Summer. Un film inventif et tendre, délicieusement drôle, qui est conscient de lui-même et du cinéma. Cela rend l'expérience absolument grisante, presque aphrodisiaque, et cela élève l'humour pour faire un film stimulant pour les sens et l'esprit.

Tom est un jeune homme, et Summer une jeune femme. Il croit en l'amour, elle pas. Lorsque Tom tombe amoureux de Summer, il sait que la jeune femme va le bouleverser, mais il ignore encore à quel point. Leur relation, avec ses hauts et ses bas, va durer 500 jours.

En adoptant une chronologie entortillée, le réalisateur Marc Webb se permet plus de libertés. Cela dynamise son film, le rendant souvent imprévisible et toujours efficace. On parle parfois de « comédies romantiques », il faudrait peut-être envisager le terme « tragédie romantique », pour parler de (500) Days of Summer, d'autant que le regard est ici plus masculin, moins fleur bleue. Aucune émotion n'est forcée, au contraire, et de forts jolis passages musicaux ne viennent qu'ajouter à l'impact du film. Il y a quelques cruautés dans la relation entre les deux personnages, mais aussi de jolis moments de grande complicité émouvants entre les deux comédiens principaux. Cela ne signifie pourtant pas qu'on doive pleurer.

Au contraire, on s'amuse beaucoup, tout particulièrement grâce aux deux comédiens principaux, Joseph Gordon-Levitt et Zooey Deschanel, qui atteignent des sommets d'intelligence et d'ingénuité. Portés par des dialogues fins et honnêtes, ils se donnent une réplique attendrissante et juste, qui est magnifiquement appuyée par une réalisation inventive qui, à sa manière, déboulonne certains mythes du cinéma. Une superbe séquence où les attentes rencontrent la réalité est une délicieuse trouvaille qui vient dynamiser encore plus l'histoire d'amour, comme les autres mais pas pareille, que vivent les deux tourtereaux. Une histoire déjà merveilleusement portée par la musique et par d'hilarantes références au cinéma.

Après deux années de grande qualité - maintenant trois - il ne reste plus beaucoup de temps à ces films coup de coeur indépendants pour demeurer la saveur à la mode. Le temps, en fait, que l'on commence à les comparer entre eux : moins bon que Juno, meilleur que... (500) Days of Summer ne profiterait peut-être pas de ces comparaisons, mais il demeure l'un des plus beaux succès de l'année.

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Photo Karl Filion

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