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Ce film n'est pas à l'affiche.
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|  | © TVA Films
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L'esquive |
Version originale en français |

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 |  | Classement
| Visa général / Déconseillé aux jeunes enfants
|  | Genre
| Chronique sociale
|  | Origine
| France
|  | Durée
| 2h04
|  | Date de sortie au Québec
| 25 mars 2005
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 | Réalisateur
| Abdel Kechiche
|  | Acteurs
| Osman Elkharraz, Sara Forestier, Sabrina Ouazani, Aurélie Ganito, Hafet Ben-Ahmed, Nanou Benhamou
|  | Scénaristes/Écrivains
| Abdel Kechiche, Ghalia Lacroix
|  | Producteur
| Jacques Ouaniche
|  | Studios de production
| Lyla Films
|  | Distribution au Québec
| TVA Films
|  | Liens
|  | | Fiche du film selon la Régie du cinéma du Québec |  |
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|  |  | Abdelkrim, alias Krimo, quinze ans, vit seul avec sa mère dans un H.L.M. en banlieue de Paris, son père purgeant une peine de prison. Après avoir rompu avec Magali, Krimo aperçoit sa camarade de classe, la blonde Lydia, en costume de scène. Celle-ci, ayant été choisie pour interpréter Lisette dans “Les Jeux de l'amour et du hasard” de Marivaux pour la fête de fin d'année à leur lycée, l'invite à assister à une répétition où la bouillante Frida et le doué Rachid lui donnent la réplique. Peu bavard et ne sachant pas comment avouer à Lydia ses sentiments naissants pour elle, Krimo soudoie Rachid pour jouer à sa place le rôle d'Arlequin. Toutefois, l'acteur néophyte demeure tétanisé devant sa partenaire. Et lorsqu'il lui déclare son amour, l'adolescent provoque une petite crise au sein de sa bande d'amis.
|  | | Synopsis par Médiafilm.ca |


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9/10 un film exceptionnel
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| Le film commence et l’on se précipite immédiatement dans le milieu social précaire de la banlieue. Quelques spectateurs rigolent lorsqu’ils entendent le langage vulgaire de la banlieue, désopilant, mais aussi inventif. Les jeunes « facondes » s’égosillent et on a plutôt l’impression de regarder un reportage sur les problèmes sociaux des périphéries. L’inconciliabilité entre les différents groupes et même à l’intérieur de ceux-ci m’a laissé perplexe.
Or le film évolue et surpasse tous les clichés. Une histoire candide s’établit entre le jeune Krimo et sa camarade de classe Lydia, ce qui nous donne une image plus tendre de la banlieue. Loin des clichés habituels de la drogue, des jeunes filles voilées, des péripatéticiennes et du crime, Krimo incarne un rôle dans une pièce de théâtre et emprunte ce medium pour déclarer sa flamme à celle qu’il aime secrètement. Incidemment il prend des tentatives pour l’embrasser, mais elle ne semble pas « comprendre ». Une allusion aux banlieues par rapport à la France ne voulant pas comprendre que les banlieues sont à proximité du reste du pays. Leur amitié aboutie dans un chaos qui reflète la situation présente de la relation des banlieues par rapport au «reste » du pays. Abdel Kechiche nous montre les jeunes dans leur vie ordinaire de tous les jours. On se sent comme un d’eux car la caméra se met à leur hauteur. Cela rend le film très intéressant car ainsi on n’ est pas objectif, mais partial. Ce procédé très rusé oblige le spectateur à se chercher un camp, à prendre parti pour quelqu’un - Kechiche ne se soucie pas de l’identification du spectateur, l’un sera pour l’ex de Krimo, l’autre plutôt pour Lydia. L’important est que l’on sympathise avec les jeunes de cette banlieue et que l’on puisse se rendre compte à quel point on leur ressemble inconsciemment.
Après avoir réfléchi sur ce film, je crois avoir découvert un encouragement pour le futur. « L’esquive » m’a donné un certain « après-goût» de confiance probablement évoquée par le rôle négatif des policiers envers les jeunes. Quand est-ce que la France comprendra que ces jeunes sans futur ont les mêmes désirs que ceux qui ont la chance de vivre dans des quartiers « riches » ? Ce film est en effet un chef d’œuvre qu’on ne saura pas apprécier sans avoir suffisamment réfléchi à la problématique en question.
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| ima, 17 ans (11 mai 2005)
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