Allemagne, Canada, Grande-Bretagne, République Tchèque
Durée
1h40
Date de sortie
13 août 2004
Réalisateur
Paul W.S. Anderson
Acteurs
Sanaa Lathan, Raoul Bova, Ewen Bremner, Colin Salmon, Lance Henriksen, Tommy Flanagan, Agathe De La Boulaye
Distribution
Fox 2000 Pictures
Synopsis
Les deux montres appartenant à deux des franchises de films d’horreur les plus terrifiants de l’histoire, se battent sur Terre l’un contre l’autre pour la première fois au grand écran !
La découverte d’une ancienne pyramide enfouie en Antarctique envoie une équipe de scientifique et aventuriers sur ce continent gelé. Là bas, ils font une découverte encore plus terrifiante : deux races d’extra-terrestres destinées à un combat ultime. Mais une fois à l’intérieur de ce qu’ils croyaient n’être qu’une ancienne pyramide, l’équipe découvre que celle ci n’est pas habité que par un fantôme d’Alien... Pour rendre les problèmes encore plus compliqués, de jeunes Prédateurs arrivent au temple pour accomplir un rituel de passage à l’âge adulte qui leur impose de se battre à mort avec les Aliens. Petit à petit, il devient clair qu’une seule espèce survivra...
Dans le coin bleu : Prédateur, brute sanguinaire en expédition de chasse, contre, dans le coin rouge : Alien, insecte hautement acide et très irritable. Résultat : un film à la hauteur de mes attentes…
Attention : sarcasme
Les attentes étaient élevées pour ce film de Paul W.S. Anderson, peut-être même trop élevées, mais il ne déçoit pas. Le réalisateur en est à ses premiers soubresauts, pourtant sa maîtrise de la réalisation est exemplaire, passant de touchante à complètement sautée, éclatée, originale, unique.
Que dire des acteurs? À première vue on pourrait croire que les merveilleux dialogues des scénaristes Shane Salerno et Anderson lui-même donnent la substance aux personnages et permettent aux acteurs d'épater, pourtant, la finesse et la maturité de leur jeu est tout simplement magnifique, je dirais même sublime, rarement a-t-on vu au cinéma de si belles déclarations d'amour.
Le risque était d'offrir un assemblage plus ou moins consciencieux d'effets-spéciaux, mais le réalisateur évite habilement ce piège impitoyable en n'utilisant que des légères touches d'animation par ordinateur, très difficiles à remarquer, encore une fois preuve d'un savoir-faire épatant.
De retour sur terre…
Vous vous en doutiez, je n'attendais pas beaucoup de ce film qui s'annonçait comme lamentable, et quand je dis que mes attentes ont été comblées, je dis la vérité.
Bien sûr, le réalisateur n'offre rien d'impressionnant niveau image, il suit pourtant efficacement le rythme, parfois beaucoup trop lent, du film. Il faut être indulgent, joindre dans un seul film deux monstres sacrés du cinéma de science-fiction n'est pas une mince affaire, et même si cela semble démontrer un certain manque d'inspiration, je suis de ceux qui optent plutôt pour d'alléchantes perspectives financières - il s'agit de faire ses frais - cela expliquerait entre autre le peu de violence que présentent ces deux créatures pourtant sanguinaires (un classement 13 ans et + agrandit considérablement le public-cible).
Si la réalisation, elle, reste acceptable, les dialogues, très limités, réussissent quand même à réunir la plupart des clichés des films du genre, il fallait s'y attendre, et sans en tenir trop rigueur je dirais : heureusement que la majorité de l'ambiance sonore est constituée de cris et de musique, plus ou moins réussie, parce que s'il fallait demander à nos excellents personnages de parler, nous risquerions de nous ennuyer.
Justement, le rythme du film est lent, malheureusement, au début, et lorsque les choses se précipitent, je suis de ceux qui déplorent le manque de nouveauté que les péripéties, ma foi plutôt banales, apportent, et les scénaristes tentent, maladroitement, de nous faire sympathiser à la cause des humains pris au piège dans un très ancienne pyramide, sous la calotte glacière en Antarctique, en mettant en péril la Terre entière, mais rien n'y fait, cette histoire m'est toujours complètement étrangère.
Le vrai risque qu'avaient les divers artisans du film (vous aviez deviné que les effets-spéciaux sont en majorité bien réussis, bien que très présents) était de manquer cruellement de logique, et ils tombent dans le piège, d'importantes questions restent sans réponse acceptable – pourquoi un groupe de recherche apporte-t-il avec lui des armes à feu dans une expédition subterestre? – n'est qu'un exemple.
Pourtant, Alien vs Prédateur semble avoir ravi les fans. Tant mieux, dis-je, parce que nous venons d'assister au premier round d'une guerre à finir.