Horaire de cinéma du Québec, films, bandes-annonces, critiques
        La référence cinéma au Québec        Horaire cinéma, film, bande-annonce  
Horaire cinéma, film, bande-annonce, critique
On va au cinoche ce soir? Horaire de cinéma, films, bandes-annonces, critiques
Devenez membre de Cinoche.com
Accès des membres
nom de
membre


mot de passe
(oubli?)


retenir
mes infos





rechercher des films, acteurs, bandes-annonces, cinéma, etc.




film, bandes-annonces, cinéma, etc.
Accueil
Actualités cinéma
Films à l'affiche
Nouveautés en salles
Box Office (Québec et US)
Top 10 Cinoche.com
Films à venir en salles
Critiques Cinoche.com
Dossiers Cinoche.com
Concours
film, bandes-annonces, cinéma, etc.
box office québécois
film, bandes-annonces, cinéma, etc.

Du vendredi 13 novembre au dimanche 15 novembre

#12012


#2Un conte de Noël


#3Un honnête citoyen


#4Michael Jackson : This Is It


#5Astro


Tout le Box Office

film, bandes-annonces, cinéma, etc.
film, bandes-annonces, cinéma, etc.
nouveautés
nouveautés
film, bandes-annonces, cinéma, etc.

Les 2 font la père

L'art en action

Bad Lieutenant: Port of Call New Orleans

La dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve

Le dernier train

L'éveil d'un champion

Fais-moi plaisir!

Fantastique Maître Renard

Inside Hana's Suitcase

Musée haut, musée bas

Ninja assassin

Planète 51

The Road

La saga Twilight : Tentation

Welcome

film, bandes-annonces, cinéma, etc.
film, bandes-annonces, cinéma, etc.
films à venir
films à venir
film, bandes-annonces, cinéma, etc.

New York, je t'aime

Nuages sur la ville

La véritable Precious Jones

Black Dynamite

Blindé

Frères

Panique au village

Pour toujours les Canadiens

The Private Lives of Pippa Lee

Prom Night in Mississippi

Serious Moonlight

Soeur Sourire

Tout va bien

Les trois royaumes

Le dernier pour la route

Invictus

Noémie le secret

La nostalgie de l'ange

La princesse et la grenouille

Avatar

Étreintes brisées

Où sont passés les Morgan ?

Victoria - Les jeunes années d'une reine

Alvin et les Chimpmunks : La suite

C'est compliqué


Tous les films à venir

film, bandes-annonces, cinéma, etc.
film, bandes-annonces, cinéma, etc.






Horaire vide





J'ai tué ma mère

Version originale en français
v.o.f.s.-t.a. : I Killed My Mother

Classement
Visa général / Déconseillé aux jeunes enfants
Genre
Drame familial
Pays d'origine
Québec
Durée
1h50
Date de sortie
5 juin 2009
Réalisateur
Xavier Dolan
Acteurs
Anne Dorval, Xavier Dolan, François Arnaud, Suzanne Clément, Patricia Tulasne, Niels Schneider, Monique Spaziani
Distribution
K-Films Amérique
Synopsis
Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitch et les miettes de pain qui se logent à la commissure d ses lèvres quand elle mange bruyamment.

Au-delà des irritantes surfaces, il y aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède chaque jour de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique - découvertes artistiques, ouverture à l'amitié, ostracisme, sexe - rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.

Au terme d'épreuves décisives et d'épisodes tragiques, Hubert retrouvera sa mère sur la berge écumeuse du Fleuve Saint-Laurent, là où il a grandi. Dans les caquètements des oies sauvages, sous le crépuscule rouge, un moment de paix surgira, comme venu du passé, et un meurtre sera perpétré : celui de l'enfance.
3.5 étoiles
Par Karl Filion
« Je mourrais demain »

Je connais (un peu) Xavier Dolan pour l'avoir côtoyé à quelques reprises ces dernières années tandis qu'il rédigeait son scénario. Voilà un film qui lui ressemble beaucoup, comme c'est d'ailleurs souvent le cas pour les premiers films. J'ai tué ma mère est comme lui : verbeux, très, et atteint d'une frénésie bénigne, d'une envie de dire beaucoup en peu de temps. D'une envie aussi de rendre hommage à des influences tout en confirmant son statut d'auteur. Car J'ai tué ma mère, comme son réalisateur-scénariste-producteur-acteur, est assez pédant, en tout cas confiant en ses moyens. Mais c'est le sine qua non d'une telle réussite. On entendra partout que « c'est son premier film » et que c'est d'autant plus valeureux qu'à vingt ans... Ne nous méprenons pas, ce n'est pas parce que son auteur est jeune qu'il faut s'émerveiller devant J'ai tué ma mère.

À 17 ans, Hubert Minel déteste sa mère. Il ne peut supporter ses accoutrements ridicules, sa décoration intérieure d'une quétainerie confirmée, ses trous de mémoire; elle lui gâche la vie. Il se réfugie donc chez son chum, Antonin, et chez une de ses enseignantes qui le prend sous son aile.

Dolan, grâce à une juste observation des mécanismes mère-enfant et une rigoureuse compréhension de ses personnages, campe son film dans une réalité stimulante qui tire profit du langage du cinéma autant que du langage des mots. Même s'il ne faudrait pas confondre J'ai tué ma mère avec un chef-d'oeuvre, car le film a quelques défauts, il n'en est pas moins une fascinante promesse de cinéaste, d'artiste.

Les dialogues sont la plupart du temps d'une rigueur chirurgicale, d'une précision digne d'un scénariste plus expérimenté. Or, Dolan fait la preuve avec son film qu'il sait manier les images aussi bien que les mots. Le montage est souvent inventif et fonctionne exactement comme l'art abstrait : l'important n'est pas ce qu'il représente mais ce qu'il fait ressentir. À ce titre, les émotions sont fortes et diversifiées. Bien sûr, un film réalisé dans l'urgence comme celui-ci n'est pas sans faille, et quelques défauts apparaissent à l'occasion alors que le scénario, s'il n'en souffre pas trop, n'est pas construit sur de véritables ressorts dramatiques et contient plusieurs répétitions. Des scènes inutiles, particulièrement une course onirique dans la forêt ou un passage à tabac mal installé, viennent aussi en ralentir parfois le rythme.

D'autres scènes fonctionnent merveilleusement bien, dont cette magnifique séance de dripping, en grande partie grâce à la candeur et l'abandon des comédiens. Leur langage, à l'exception d'un ou deux accrocs, est ancré dans le réel et Anne Dorval, d'un naturel désarmant, est d'une grande efficacité. Car on oublie que J'ai tué ma mère est un film très drôle, tout spécialement grâce à sa performance dévouée.  

Les cadres sont très habilement désaxés, et les personnages, alourdis par cette figure de style cinématographique, semblent prisonniers de ces discussions - au demeurant fort bien écrites - qu'on ne veut pas avoir avec sa mère qui ne comprendrait rien de toute façon. Ces personnages, qui sont de justes analyses proches de la réalité (un euphémisme pour dire « des stéréotypes intelligents »), deviennent le moteur d'un récit aux enjeux intimes mais aux aspirations universelles d'art et de beauté. La beauté physique et la beauté artistique, bien entendu, se retrouvent souvent, quand on a la vivacité d'esprit et de lettres d'un Xavier Dolan, dans des déclarations d'amour. J'ai tué ma mère en est une, mais au cinéma.