Matt Damon, Paddy Considine, Edgar Ramirez, Joan Allen
Studio de production
Universal Pictures
Distribution
Universal Pictures
Synopsis
Tout ce que souhaitait Jason Bourne, c'était de disparaître. Au lieu de cela, le voilà pourchassé par ceux qui ont fait de lui ce qu'il est maintenant. Ayant perdu la mémoire et la femme qu'il aimait, il n'est découragé, ni par la nouvelle génération de tueurs chevronnés, ni par les barrages de coups de feu. Bourne n'a qu'un objectif: revenir en arrière afin de découvrir qui il était.
Dans le nouveau chapitre de cette série d'espionange, Bourne recherche son passé en espérant trouver son avenir. Dans un périple qui le mène à travers Moscou, Paris, Londres, Tanger et New York, il poursuit sa quête à la recherche du véritable Jason Bourne tout en s'efforçant de déjouer les manoeuvres de la police, des fédéraux et des agents d'Interpol qui l'ont dans le collimateur.
À travers les nombreux « troisièmes » à prendre l’affiche cet été, La vengeance dans la peau s’inscrira comme le plus cohérent ; près de ce qui a fait le succès des deux premiers films, en plus d’une bonne dose d’inventivité et de renouveau, le film est énergique et surpasse toutes ses promesses.
Jason Bourne cherche toujours à lever le voile sur son passé. L’agent spécial de la CIA, frappé d’amnésie, parcourt le monde à la recherche d’indices pouvant lui révéler les détails de son identité. De Londres à Tanger, il déjoue habilement les plans de la CIA qui le traque. Et sa quête le mène bientôt à New York, dans les bureaux de l’agence gouvernementale qui l’a entraîné, où un face-à-face est inévitable.
Le réalisateur Paul Greengrass prend les commandes de ce troisième volet d’une franchise amorcée en 2002. Un nouveau James Bond, rafraîchissant et certainement pas moins charismatique sous les traits de Matt Damon, né pour jouer l’humain derrière la machine à tuer que sont tous les agents secrets surréalistes de ce genre. Quand même, le film mise sur l’action intelligente plutôt que sur les explosions. La caméra nerveuse et le montage savant rendent l’expérience cinématographique encore plus englobante, d’autant que la musique, modeste, appuie efficacement au moment opportun.
Greengrass cerne rapidement son personnage – plus humain que jamais – et saisit immédiatement ce qu’on attend de lui. À partir de là, il s’amuse à attirer la sympathie du spectateur, à le déjouer, à le surprendre même, quitte à sacrifier quelques personnages secondaires. Une séquence en particulier, à Tanger, marque la quintessence de l’expérience : pendant plus de vingt minutes, Bourne et son assaillant s’échangent les rôles du chat et de la souris en surpassant à chaque instant les limites du corps humain. Il n’y a pas d’autre choix que d’admirer leurs exploits et la facilité avec laquelle Greengrass est à la hauteur du défi.
La profondeur psychologique des personnages et leur vivacité d’esprit sont une plus-value bienvenue dans un milieu habituellement peuplé d’invraisemblance et de bêtise. Pouvoir expliquer logiquement les actions du personnage principal, lui reconnaître une âme, est le plus grand, mais aussi le plus rare, avantage qu’un film d’action peut avoir sur un autre. À ce titre, La vengeance dans la peau est plus efficace que Vis libre ou crève, un autre film du même genre de l’été.
Espérons seulement qu’on aura la bonne idée de terminer sur une bonne note une série auto-suffisante qui, avec ce troisième film, ne donne pas l’impression d’être un rapiéçage aux seules prétentions mercantiles. Une boucle extrêmement bien bouclée par La vengeance dans la peau, certainement l’un des films d’action les plus viriles et efficaces des dernières années. Un divertissement intelligent, bourré d’action et sans temps morts. La formule est éculée, mais s’applique étonnamment bien.