Horaire de cinéma du Québec, films, bandes-annonces, critiques
        La référence cinéma au Québec        Horaire cinéma, film, bande-annonce  
Horaire cinéma, film, bande-annonce, critique
On va au cinoche ce soir? Horaire de cinéma, films, bandes-annonces, critiques
Devenez membre de Cinoche.com
Accès des membres
nom de
membre


mot de passe
(oubli?)


retenir
mes infos





rechercher des films, acteurs, bandes-annonces, cinéma, etc.




film, bandes-annonces, cinéma, etc.
Accueil
Actualités cinéma
Films à l'affiche
Nouveautés en salles
Box Office (Québec et US)
Top 10 Cinoche.com
Films à venir en salles
Critiques Cinoche.com
Dossiers Cinoche.com
Concours
film, bandes-annonces, cinéma, etc.
box office québécois
film, bandes-annonces, cinéma, etc.

Du vendredi 27 juin au dimanche 29 juin

#1Cruising Bar 2


#2Recherché


#3Wall-E


#4Kung Fu Panda


#5Max la menace


Tout le Box Office

film, bandes-annonces, cinéma, etc.
film, bandes-annonces, cinéma, etc.
nouveautés
nouveautés
film, bandes-annonces, cinéma, etc.

Astérix aux Jeux Olympiques

Hancock

Kit Kittredge: An American Girl

My Winnipeg

film, bandes-annonces, cinéma, etc.
film, bandes-annonces, cinéma, etc.
films à venir
films à venir
film, bandes-annonces, cinéma, etc.

Before the Rains

Deux jours à tuer

Mon frère est fils unique

Garden Party

Hellboy 2 : L'armée d'or

Mister Lonely

Voici Dave

Voyage au centre de la terre

Voyage au centre de la terre 3D

Le chevalier noir

Chimpanzés de l'espace

Just Buried

Mamma Mia!

Les méduses

The Doorman

Les toilettes du pape

Boy A

American Teen

Bienvenue chez les Ch'tis

Brideshead Revisited

Demi-frères

Flashbacks of a Fool

Savage Grace

X-Files : Je veux y croire

Amal


Tous les films à venir

film, bandes-annonces, cinéma, etc.
film, bandes-annonces, cinéma, etc.






Horaire vide





Un dimanche à Kigali

Version originale en français
v.o.f.s.-t.a. : Un dimanche à Kigali

Classement
13 ans + / Violence
Genre
Drame
Pays d'origine
Québec
Durée
1h58
Date de sortie
12 avril 2006
Réalisateur
Robert Favreau
Acteurs
Luc Picard, Fatou N'Diaye, Céline Bonnier, Alexis Martin, Maka Kotto, Luck Mervil, Alice Isimbi
Distribution
Les Films Equinoxe
Synopsis
Printemps 1994. Kigali, capitale du Rwanda, au cœur de l'Afrique. Partagé entre l'espoir et la désillusion, Bernard Valcourt y tourne un documentaire sur le sida, alors que les tensions raciales entre Tutsis et Hutus s'amplifient. À l'hôtel des Milles-Collines, quartier général des expatriés occidentaux, Valcourt tombe amoureux fou de Gentille, une jeune serveuse rwandaise, aussi belle que farouche. L'attirance est réciproque mais les premiers pas sont hésitants. Ils sont si différents : elle, si jeune, lui, si " Blanc "…

Malgré tout ce qui les sépare, Gentille et Valcourt s'abandonnent à l'amour et se marient. Mais lorsque le génocide éclate dans une flambée de haine collective, ils sont brutalement séparés. Gentille disparaît et Valcourt est obligé de fuir ce pays à feu et à sang.

Quelques mois plus tard, alors que près d'un million de Rwandais ont été massacrés, Valcourt revient à Kigali et recherche désespérément la femme qu'il aime. Au terme de cette quête acharnée, retrouvera-t-il Gentille? Et s'ils sont réunis, leur amour survivra-t-il aux blessures d'une guerre fratricide?

Entre la beauté d'une histoire d'amour et l'horreur du génocide rwandais, Un dimanche à Kigali dépeint, avec lucidité et compassion, une humanité capable du meilleur comme du pire.
Bandes annonces
Quicktime Moyen Petit
Windows Media Player Moyen Petit
2 étoiles
Par Karl Filion
Romance du dimanche
Il faut dire tout de suite que Un dimanche à Kigali n'est pas le film sur le génocide rwandais qu'il prétend. C'est plutôt un très larmoyant mélodrame qui transmet plus de la tristesse que de l'horreur du massacre, qui ne montre que la douleur d'un homme d'une manière très surréaliste. Rien de plus qu'un film d'amour.

Robert Favreau adapte pour le cinéma un livre de Gil Courtemanche, Un dimanche à la piscine de Kigali. Sauf que son film n'est rien au-delà du très morose et désespéré mélodrame qu'il est. Pas un réquisitoire contre la violence, les meurtres, le totalitarisme, le racisme, l'intolérance, rien, juste une histoire d'amour qui a un contexte particulier et à peine effleuré. Peut-être que nous en sommes encore trop près, mais toujours est il que le film de Favreau demeure timide, hésite à montrer, préfère suggérer. Et un comme film ça, si pudique, si propre, ne peut pas dénoncer ou prétendre montrer les horreurs d'une horreur comme le génocide rwandais - ou tout autre génocide. La plaie au Rwanda est peut-être toujours ouverte, reste que Favreau n'a pas voulu y piquer pour la désinfecter, ou l'apaiser un peu.

Sinon, le film joue le jeu du mélodrame avec une grande conviction. Les phrases d'auteurs fusent, les monologues pleins de ressentiment et de tristesse aussi, la poésie, tout ça est drôlement surréel, mais pourrait fonctionner chez des spectateurs dûment avisés. Les déclarations sont enflammées, les amours sont passionnées et inconditionnelles, on se sert des mots pour dire alors que le cinéma devrait montrer. On saurait à quel point l'ambiance était tendue et la violence cruelle si on nous la montrait, ou si on en parlait, plutôt que cette quête irraisonnée d'un homme pour sauver une femme qu'il aime. De l'amour comme ça, il n'y en a que dans les films. Parce qu'il y a beaucoup de tristesse dans Un dimanche à Kigali, mais qu'au-delà de ça, il n'y a pas grand chose ni à dire, ni à espérer.

Luc Picard incarne apparemment son personnage de Bernard Valcourt, mais ce dernier n'est jamais rien de plus qu'un blanc qui s'entête. Au lieu de s'intéresser à la douleur de tout un peuple qui a perdu 800 000 des siens, on s'acharne à vouloir faire passer la douleur de Valcourt, bien banale au fond. Ce n'est pas la faute de Luc Picard, c'est plutôt la faute de ces dialogues fromagés - pour emprunter à l'anglais l'expression la plus appropriée - qu' on lui met dans la bouche et des ces scènes d'amour immaculé et propre, propre, propre.

Entendre dans une salle de cinéma des « Je t'aime déjà trop » ou des « L'exil, même la mort, mais avec toi. » n'est jamais un bonne chose, particulièrement dans un film qui veut dénoncer une situation si grave et tragique que des massacres.

Le scénario de Un dimanche à Kigali recèle quelques surprises de taille. Étonnant de voir comment un père qui refuse sa bénédiction à sa fille pour qu'elle se marie avec un blanc plus âgé change rapidement d'avis. Étonnant aussi de voir comment on caractérise des personnages - celui de l'ambassadrice particulièrement - pour les rendre sympathiques ou antipathiques. Trop simple. On préfère ridiculiser quelqu'un en le jetant à l'eau plutôt que de montrer ce qui pourrait bien être un manque de volonté politique. Difficile de poser un véritable diagnostic, est-ce simplement l'imposant effort de concision de l'adaptation? Ou alors cette pudeur dont on n'a pu se défaire?

Il n'y a bien que la scène finale qui montre une belle maîtrise de l'effet dramatique, et comme par hasard, elle se fait dans le silence. La photographie de Pierre Mignot est très belle, et les paysages magnifiques, sauf que le film n’est pas un documentaire des Grands explorateurs.

Voilà, Un dimanche à Kigali n'est rien de plus qu'un film d'amour. Avec des déclarations, des baisers, du beau sexe propre et lumineux, des grandes paroles, de la bonne volonté, des larmes. Rien de plus, certainement pas un film sur le génocide ou la violence, ni un film sur l'impuissance, plutôt sur l'entêtement. Celui du personnage ou celui du cinéaste qui n'a pas su s'éloigner d'un genre sur-exploité, difficile à dire, mais c'est probablement les deux, celui de l'un passant par celui de l'autre. Et ce n'est certainement pas le meilleur véhicule pour dire que le génocide rwandais est une horreur, que l'impuissance est frustrante, et que la manque de volonté politique est une aberration. On a préféré tout jeter ça à l'eau au profit de l'amour. Dommage.