Steve Carell, Catherine Keener, Paul Rudd, Romany Malco, Seth Rogen, Shelley Malil
Studio de production
Universal Pictures
Distribution
Universal Pictures
Synopsis
Andy Stitzer (Steve Carell) a pratiquement tout fait dans la vie. Il a un boulot pénard — tamponner les factures dans un supermarché de l'électronique —, un bel appartement dans lequel il étale fièrement sa collection de figurines d'action et de bandes dessinées, de bons amis et une bonne attitude. Il n'y a qu'une seule petite chose qu'il n'a pas encore faite, quelque chose que la plupart des gens ont fait depuis longtemps à son âge, et même souvent. En fait, Andy n'a jamais, au grand jamais eu de rapports sexuels, pas même par accident. Y a-t-il de quoi en faire un plat ?
Un film qui ne vole effectivement pas très haut, sexiste et vulgaire en plus, mais tellement drôle. Seules quelques longueurs nuisent à ce film qui surpasse amplement les attentes.
Le genre « comédie pour adulte » est trop rare dans les cinémas. 40 ans et encore puceau - parce que ce n'est absolument pas pour les enfants - deviendra certainement une référence de ces comédies vicieuses, perverses et dévergondées, mais ô! combien savoureuses sur le sexe qui sont des plaisirs coupables lorsqu'elles sont si…juteuses, si le mot est juste.
Andy semble avoir une vie bien rangée. Il a un emploi stable dans un magasin d'électronique et est un collectionneur assidu de figurines rares. Il n'a pas de voiture et s'entend bien avec ses voisins. Sauf qu'à 40 ans, Andy est toujours vierge. Et ses amis vont tenter, avec toute la bonne volonté du monde, de lui faire vivre « l'expérience ».
Si on apprécie habituellement les comédies intelligentes qui évitent la vulgarité, il ne faut pas aborder 40 ans et encore puceau avec cette mentalité. Grivois, débauché et immoral, le film s'adresse à un public adulte et conscient qu'on ne va pas lui parler ici d'abeilles et de fleurs. Et, il faut le dire, 40 ans et encore puceau frappe dans le mile avec son humour obscène, surtout grâce à la candeur de sa vedette principale, un Steve Carell enjoué et efficace. Reste que des blagues aussi crues font, même si on préfère ne pas l'admettre, bien rire, ou bien rougir.
C'est certainement toute la profondeur et toutes les possibilités d'un personnage comme Andy qui permettent de s'amuser autant dans une comédie toute simple, qui devient redondante un instant, mais qui demeure intéressante et qui se laisse regarder sans tracas.
Étonnamment, le scénario démontre une grande rigueur qui mérite d'être mentionnée. Les éléments qu'il parsème ne sont jamais fortuits, ils trouveront tous écho, souvent de façon étonnante, un peu plus tard. Sans oublier que cette omniprésence de mots crus dans des moments saturés de romantisme est une opposition intéressante, qui mérite au moins une mention. Avouons que cet aspect donne une dimension plus réaliste à l'ensemble, contrairement aux romantismes candides et immaculés habituels. D'autant que la complicité entre le radieuse Catherine Keener et Carell est séduisante, pour ne pas dire essentielle au récit.
Il faut noter les quelques longueurs qui, à un certain moment, agacent un peu. Malgré tout, le rythme reste bon et les moments drôles s'enchaînent efficacement jusqu'à la finale qui s'étire mais qui clôt honnêtement une histoire plus romantique qu'il n'y paraît.
L'humour de 40 ans et encore puceau est plus adulte que celui d'American Pie, le film est d'ailleurs beaucoup plus volubile. On se souviendra de certaines répliques à travers le temps pour leur pertinence dans l'instant. Simplement dire que 40 ans et encore puceau est vulgaire n'est pas suffisant. D'abord parce que c'est vrai, ensuite parce qu'il fallait s'y attendre. Oui, 40 ans et encore puceau est vulgaire, sexiste, homophobe, irrévérencieux, dégradant, mais on ne l'aurait pas espéré autrement. Il faut l'accepter tout entier ou le refuser complètement.