dossier
Mercredi 4 novembre 2009 à 13h30

Tapis rouge et entrevues : La donation

Photo Par Karl Filion

Le réalisateur Bernard Émond présente cette semaine le troisième volet de sa trilogie sur les vertus théologales, La donation. Après avoir été présenté au Festival de Cinéma en Abitibi-Témiscamingue, le film prendra l'affiche à travers le Québec ce vendredi. Émond a réunis ses comédiens sur le tapis rouge du cinéma Impérial pour la première montréalaise du film hier soir.

Voyez notre galerie de photos en cliquant ici.

Est-ce que La donation est un film nostalgique? « Nostalgique, non, mais douloureux, oui. Je ne suis pas nostalgique de l'époque où les femmes avaient douze enfants et que le curé disait à tout le monde quoi faire à partir de sa chaire. Par contre, je suis conscient qu'au Québec on est en train de perdre beaucoup de choses importantes. »

« On ne peut pas ne pas être heureux de la liberté qu'on a conquise depuis deux ou trois générations. Mais en conquérant cette liberté-là, on a coupé des liens, toutes sortes de liens, avec le passé, le milieu familial, qui fait qu'on est plus seul que jamais. »

A-t-on perdu une solidarité sociale? « Je pense que oui. Un certain sens de la solidarité. Dans notre obsession pour les droits, on a oublié que sans les devoirs, ça n'a aucun sens. Ce n'est pas un film réactionnaire qui souhaite revenir en arrière; c'est un film qui prend la mesure de nos pertes, qui s'interroge sur nos liens avec le passé. »

« À terme, l'égoïsme collectif qu'on vit est mauvais. » Avez-vous l'impression que cet égoïsme se manifeste davantage en milieu urbain? « La campagne change comme la ville... mais c'est certain que dans les régions rurales, il reste un réseau de solidarité plus dense. »

C'est un peu ce que vit Jeanne à son arrivée à Normétal. « Comme tout le reste de notre société, le travail du médecin s'est technicisé. Pourtant, le rapport humain est central dans un travail de guérison. L'attention pour l'humain est essentielle. »

On a parfois l'impression que les personnages secondaires utilisent une langue qui ne semble pas leur appartenir, une langue trop soutenue pour leur personnage. À l'exception des médecins, bien sûr... « Non, je ne crois pas. Il n'y a pas tant de dialogues que ça. Si vous repassez ce que les gens disent, c'est plutôt simple. Ce qui vous donne cette impression-là c'est peut-être que ce qui m'intéresse chez eux, c'est leur dignité. Pour ce qui est des dialogues, je fais très attention de respecter le niveau de langue. »

Le film prend l'affiche ce vendredi.

Partager sur : Twitter Facebook
Site conçu et développé par Logo Libéo
Représentation publicitaire par Logo Moviefone
© 2016 Média Happy Geeks inc. Tous droits réservés.