entrevue
Mercredi 14 août 2013 à 16h03

Robert Morin parle de Les 4 soldats

Photo Par Karl Filion
Robert Morin sur le plateau de Les 4 soldats

Le film Les 4 soldats, du réalisateur Robert Morin, prend l'affiche ce vendredi au Québec, quelques jours après sa présentation au festival Fantasia. Distribué par Métropole Films, le long métrage met en vedette Antoine Bertrand, Christian de la CortinaCamille MongeauAliocha Schneider et Antoine L'Écuyer dans le rôle de miliciens québécois au sein d'une guerre civile fictive. Ils forment un groupe uni malgré leurs différences.

Le long métrage est adapté d'un roman d'Hubert Mingarelli.

Vous devez avoir plusieurs projets en préparation simultanément. Comment celui-ci s'est-il concrétisé? « J'ai modifié le scénario pour le rendre assez faisable à l'intérieur de 3 millions $, qui est à peu près le montant maximum que tu peux espérer pour un film genre expérimental conceptuel comme ça. J'ai commencé ces démarches-là en 2005, entre-temps j'ai fait trois autres films et j'ai écrit je ne sais pas combien de scénarios. »

Le scénario doit-il être terminé avant de débuter le tournage? « Il faut que le scénario soit mature, mais qu'il reste vivant. Une oeuvre d'art c'est quelque chose d'organique, ça ne peut pas être figé. Il faut que tu saches où tu t'en vas, mais que tu sois prêt à dévier pour aller chercher la lumière, ce qui s'offre à toi. Être souple quand il arrive que tu n'as pas ce que tu voulais. »

Vous n'êtes pas devant la caméra, cette fois-ci. « Ça change la dynamique. Je me sens aussi bien à une place qu'à l'autre. J'aime ça jouer, c'est l'fun, mais là ça ne se prêtait pas. Dans ce film-là, je m'éloigne beaucoup de ma zone de confort habituelle, je ne suis pas dans le « Je », je suis dans le « Je-Il ». »

Comment sont vos cinq acteurs principaux? « Eux, ils n'ont quasiment rien à dire, c'est juste de la présence, mais il faut de la présence. C'est un film contemplatif, mais c'est dangereux parce que ça peut devenir contemplatif comme regarder la peinture sécher aussi. Je les ai choisis en fonction du peintre, je suis plutôt un peintre qu'un cinéaste. Il faut que visuellement ce soit cinq archétypes incontournables. J'ai composé en fonction du visuel. »

« Ça prend un esti de talent et du charisme pour être à l'écran pendant une heure et demie, ne pas dire un traitre mot et être toujours la référence. Mes films sont très bavards d'habitude... Je suis loin de ma zone de confort. Des caméras sur dolly, j'ai jamais fait ça, moi je suis toujours à l'épaule... »

Comment avez-vous adapté le roman? « Dans le roman, c'est pendant la révolution bolchévique, mais je n'avais pas le goût de ça. C'est parti d'une idée de conte, un conte filmique. Tous les archétypes du conte, les structures, etc, le leader, l'angoissé, le grand stoïque, le pas nécessairement grand et le gros déficient. Le roman c'est un conte, et pour le rendre encore plus féérique il fallait le placer dans une guerre qui n'existe pas. »

« C'est des personnages qui n'ont tellement rien en commun, qu'ils ne peuvent pas devenir des amis, à moins d'être forcés. Soit ils sont obligés d'aller à l'école, où on est forcé d'aller vers d'autres gens, ou la guerre. Je trouve ça l'fun que, pour une rare fois dans un film, la guerre fasse quelque chose de beau. »

Les 4 soldats prend l'affiche à Montréal et Québec ce vendredi.

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