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Mercredi 7 août 2013 à 15h30

Marc-André Lavoie et Éric Salvail parlent de Hot Dog

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Marc-André Lavoie sur le tapis rouge de Hot Dog

La comédie de situation Hot Dog prendra l'affiche dans les cinémas vendredi. Le long métrage est réalisé par Marc-André Lavoie (Bluff, Y'en aura pas de facile) et met en vedette Paul Doucet, Rémy Girard, Éric Salvail, Daniel Lemire, Pierre-François Legendre, Edith Cochrane et Dino Tavarone.

Hot Dog raconte l'histoire d'un homme qui croit que ses associés de la compagnie Saucibec sont sur le point de le renvoyer. Pour se venger, il décide de déposer l'une de ses dents, qu'il vient de perdre au racquetball, dans le mélange à saucisse. Un bon samaritain se retrouve avec la dent en question et décide de la retourner à la compagnie sans faire de scandale. Mais, son plan est contrecarré par le véritable employé congédié de Saucibec qui l'encourage à dénoncer publiquement l'entreprise. La société et l'ancien employé frustré devront donc monter les enchères jusqu'à ce que la cupidité du client soit satisfaite.

« Un matin la co-productrice du film m'a lu un fait divers qui racontait l'histoire d'un couple de Norvégiens qui avait trouvé une dent dans un paquet de saucisses et qui avait décidé de retourner le paquet à la compagnie sans en faire de cas médiatique. La nouvelle a finalement fait le tour du monde parce qu'elle prouvait, d'une certaine façon, qu'il existait encore du bon monde sur terre », raconte le réalisateur.

« Je trouvais l'idée très inspirante, mais évidemment ce n'était pas suffisant pour faire un film. Après quelques recherches, j'ai rapidement compris que c'était très difficile qu'une dent passe tout le processus de fabrication d'une saucisse, sans être broyée au cours de l'une des étapes. Je me suis dit qu'il faudrait donc que quelqu'un la mette directement. Qui pourrait mettre une dent dans le mélange à saucisse et pourquoi? Avec cette question-là, j'avais suffisamment de substance pour construire une histoire. Je trouvais ça trippant de prendre un des associés d'une compagnie qui croit qu'il va se faire renvoyer et qui, pour se venger, sabote la matière première de sa société. »

C'est lorsque les institutions gouvernementales lui ont dit que le développement de son projet Monsieur le maire serait plus long que prévu que le cinéaste a décidé de se lancer dans Hot Dog. « J'ai écrit ce film-là en 28 jours. J'ai lancé la pré-prod et dans les faits, j'avais 1 million $. Mais, il faut dire que 1 million $ chez Orange Média c'est comme 20 chez Go Films ou Cinémaginaire... Après, il y a plein de monde qui a embarqué dans le projet, dont Téléfilm Canada, et la Sodec, il y a de cela deux mois à peine, a rejoint le bateau en finançant la post-production. Finalement, j'ai donc eu 1,9 million $. Ça reste, évidemment, un très petit budget pour une comédie québécoise. Heureusement, j'ai des comédiens généreux qui ont accepté de jouer dans le film avec un salaire assez modeste par rapport à leur carrière respective. Personnellement, j'ai été payé cette fois-ci! Pour moi, c'est un upgrade; Bluff ça m'a couté de l'argent, Y'en aura pas de facile ça ne m’a rien coûté et là, j'ai eu un petit salaire. Ce qui compte c'est l'évolution. »

Vous avez la réputation de ne pas faire d'audition pour vos films, de choisir les acteurs d'après leurs expériences passées. « Effectivement. Quand j'ai commencé à écrire Hot Dog, j'ai tout de suite pensé à Paul Doucet pour le rôle principal. Je l'ai rencontré et lui ai pitché le film. Il a immédiatement embarqué. »

« Pour ce qui est d'Éric, je l'ai croisé lors de l'ouverture d'une salle de cinéma. Quand j'écrivais le film, je ne savais pas trop qui était Richard, mais en voyant Éric, j'ai réalisé qu'il était parfait pour le personnage. Quand je suis allé le voir pour lui proposer le rôle le soir même, il était très surpris. Il n’en revenait pas. C'est un choix étrange, peut-être, mais il n'a fallu que cinq minutes à Rémy et Paul, lors de la première répétition, pour comprendre le choix que j'ai fait en l'engageant. Je suis très content, Éric est à la hauteur des attentes que j'avais pour lui. »

« Je capotais quand il est venu me voir pour me proposer un rôle, corrobore Éric Salvail. Je me disais que j'allais arriver sur le plateau et qu'il me trouverait poche. J'ai donc travaillé très fort pour ne pas que ça arrive. J'étais très intimidé; Rémy avait 43 films d'expérience alors que moi, j'avais 43 secondes. Nous n'étions pas tout à fait au même niveau. J'ai pris une coach de jeu; Louise Laparé. On s'est rencontré quelques fois, elle m'a aidé à parler du personnage et à trouver le bon ton. »

Ce personnage est très très différent de ce que le public connaît de vous. « Il est beaucoup plus beige que moi. Moins bien habillé aussi. L'objectif c'était de lui donner une autre couleur. Avec le réalisateur on a travaillé pour que les gens parviennent à m'oublier là-dedans, et l'exercice est réussi de mon point de vue. »

Qu'est-ce qui vous a plu dans cette nouvelle expérience? « J'ai aimé être dirigé, c'est quelque chose que je n'ai pas beaucoup moi en télé parce quand tu produits et anime tes propres shows, il n'y a personne qui te dit quoi faire, et là, c'était bien différent. Il faut apprendre à faire confiance. Je n'ai vu aucune image du film avant tout récemment. Et normalement, moi, j'ai le plein contrôle de ce que je fais, je monte mes propres trucs, je participe à la recherche, j'appelle les artistes pour qu'ils viennent sur le show, alors là, le contrôle-freak en moi capotait. »

« J'entendais ça souvent et ça me tombait sur les nerfs : « Le cinéma, c'est une famille », mais c'est vrai, le temps entre les prises - on attend pendant 10 heures et on tourne 10 minutes - fait que les liens se tissent plus facilement qu'en télé par exemple.

« J'ai vraiment vécu une belle expérience et j'espère que ce ne sera pas la dernière. »

Hot Dog prend l'affiche partout à travers le Québec dès vendredi.

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