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Samedi 9 novembre 2013 à 07h00

L'Hebdo : Spécial Cinémania 2013

Photo Par Karl Filion

Encore une fois cette année, le Festival de films francophones Cinemania présentera au public montréalais des oeuvres francophones inédites sous-titrées en anglais, lors de la 19e édition du rendez-vous annuel, qui se déroule du 7 au 17 novembre.

Le tout s'est amorcé jeudi soir avec la présentation de Le passé, le nouveau film d'Ashgar Farhadi, dont le sublime Une séparation avait marqué les mémoires l'an dernier. Tourné en France avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Ali Mosaffa, tous excellents, le long métrage démontre les mêmes qualités de richesse de développement des personnages, les mêmes subtilités d'un scénario finement écrit et de complexité morale. Certainement un des grands films de l'année... 2014, puisque le long métrage est attendu dans les salles le 31 janvier prochain. Entre temps, on pourra le voir samedi prochain, le 16 novembre, à 21h.

Tahar Rahim, justement, qui sera à Montréal pour l'occasion, est à l'affiche dans deux autres films, dont Gibraltar, de Julien Leclercq, et le film de clôture, Grand Central, de Rebecca Zlotowski, qui sera présenté dimanche le 17 à 9h15 et à 20h. Le film doit ensuite prendre l'affiche le 6 décembre prochain.

Aussi au programme, le duo de films provençaux de Daniel Auteuil, Marius et Fanny, lui qui s'était déjà intéressé à l'oeuvre de Marcel Pagnol avec La fille du puisatier, un long métrage fort intéressant sorti en 2012. Les deux films seront présentés un après l'autre lundi, à 13h et à 15h.

Aujourd'hui, on pourra voir dès 13h30 le long métrage Un château en Italie, de Valeria Bruni-Tedeschi. Présenté à Cannes, le film décrit comme autobiographique met en vedette la réalisatrice et son ancien compagnon Louis Garrel dans une histoire de famille qui a pris l'affiche la semaine dernière en France.

Suivra à 16h45 une classe de maître avec la légendaire actrice Anouk Aimée, l'invitée d'honneur du festival.

En soirée, on pourra voir En solitaire, qui met en vedette François Cluzet dans le rôle de Yann Kermadec, un skipper engagé dans le Vendée Globe qui découvre qu'il n'est pas seul à bord de son bateau, et le très attendu Jeune et jolie, de François Ozon, qui met en vedette Marine Vacht dans le rôle d'une jeune femme de 17 ans (on l'aurait deviné vu le titre), qui s'adonne récréativement à la prostitution.

Mauvaise fille, réalisé par l'acteur Patrick Mille d'après un roman éponyme de Justine Lévy, met en scène la fille de Jacques Higelin, Izia, dans le rôle d'une jeune fille (décidément, les titres révèlent tout...) qui apprend qu'elle est enceinte alors que sa mère est terrassée par un cancer du sein. Le charme de la jeune chanteuse est pour beaucoup dans la réussite du film, qui est autrement assez conventionnel et qui ne semble pas savoir s'il veut être un conte ou un drame réaliste. Quelques redondances, quelques longueurs, mais aussi une belle énergie offerte par les jeunes comédiens. Le film est présenté à 15h mardi et à 21h jeudi.

Le deuxième long métrage de Katel Quillévéré, qui a aussi réalisé Un poison violent, sera quant à lui présenté demain matin à 10h55 et mercredi à 16h45. Suzanne, qui ne prendra l'affiche que le 18 décembre en France, démontre une maîtrise absolument exceptionnelle de l'ellipse, ce qui lui confère un rythme incongru fascinant. L'efficacité avec laquelle la réalisatrice évoque le temps qui passe, et les émotions qui viennent avec, est particulièrement habile. Cela bouleverse en quelque sorte l'exercice narratif. Les actrices, Sara Forestier et Adèle Haenel, sont efficaces, alors que le comique François Damiens étonne dans un rôle austère, mais subtil.

On pourra aussi voir Violette, le nouveau long métrage de Martin Provost qui met en vedette Emmanuelle Devos dans le rôle de l'écrivaine Violette Leduc et Sandrine Kiberlain dans celui de Simone de Beauvoir, samedi prochain à 13h et le lendemain à 15h15, en présence du réalisateur et de l'actrice principale. Ambitieux, autant dans la durée que dans l'ampleur historique - Violette Leduc est un personnage majeur de la littérature française et une figure importante du pré-féminisme au XXe siècle en France - le long métrage souffre de longueurs et de répétitions qui le rendent difficile d'accès. La froideur des personnages rejoint l'austérité des décors et de la lumière, et les moments où les personnages démontrent une humanité qui nous atteint sont très rares. Ce qui n'est pas pour diminuer la qualité des interprétations des deux actrices principales, même si on a parfois l'impression que Devos joue pour le César. Il est à sa portée...

Mademoiselle Devos est aussi à l'affiche de Le temps de l'aventure, qui est présenté jeudi le 14 novembcre à 19h et le 16 à 11h. Réalisé par Jérôme Bonnell, le long métrage est subtil et efficace, mais il étire trop longuement les interminables tergiversations de son héroïne, une actrice hésitant à vivre une passion d'un jour avec un voyageur. La finale est magnifique, mais les longues séqueneces dialoguées finissent par être figées.

Toutes les projections ont lieu au Cinéma Impérial.

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