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Samedi 25 mai 2013 à 07h00

L'Hebdo : La petite histoire de The Fast and The Furious

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily
Une scène du film Fast and Furious

Le film The Fast and The Furious ne se destinait pas à un tel succès lorsqu'il a fait ses premières armes en 2001 avec deux acteurs pratiquement inconnus - Vin Diesel et Paul Walker - et un réalisateur (Rob Cohen) qui n'avait de « succès » que The Skulls (dans lequel Walker partageait d'ailleurs la vedette avec Joshua Jackson, qui était plus populaire que lui à l'époque) paru l'année précédente. Un succès qui a mené à l'instauration d'une lucrative franchise. Au début des années 2000, la lubie de la « franchise » n'avait pas encore non plus dominé les studios et la seule pensée que cette oeuvre d'action sur les courses illégales de voitures dans les rues aurait pu faire naître un phénomène semblable à celui dont nous sommes témoins aujourd'hui relevait de la pure folie.

The Fast and The Furious avait un budget modeste de 38 millions $ et est parvenu à récolter des recettes en salles de 207 millions $ à travers le monde. L'histoire du film est inspirée d'un article d'une revue titré Racer X et rédigé par Ken Li sur un dragster automobile urbain d'origine dominicaine de 30 ans, appelé Estevez, qui coursait dans les rues de New York avec des voitures de luxe. Les scénaristes Gary Scott Thompson, Erik Bergquist et David Ayer se sont emparés de cette histoire pour construire celle de Dominic Toretto, un mécanicien de Los Angeles qui, grâce à son talent de courseur et celui de ses complices, vole la marchandise de camions en marche. Brian O'Conner, un jeune policier, est chargé d'infiltrer le milieu et de se faire ami avec Toretto pour découvrir les dessous de l'affaire et, finalement, l'amener à confronter la justice. Évidemment, comme on le sait (je ne crois pas révéler de punch ici puisqu'on en est aujourd'hui au sixième opus), O'Conner ne livrera pas Toretto aux policiers et naîtra une amitié durable entre l'ancien homme de loi et le criminel.

Vin Diesel, probablement galvanisé par son succès avec xXx, a décidé de ne pas prendre part au deuxième opus de la série, titré 2 Fast 2 Furious. Paul Walker a lui accepté de reprendre son rôle. Il était cette fois accompagné à l'écran par Tyrese Gibson, qui incarnait un ami d'enfance d'O'Conner. Dans le film, les deux font équipe afin d'infiltrer le gang de Carter Verone, un puissant homme d'affaires que le FBI soupçonne de se livrer à des opérations de blanchiment d'argent.

Malgré le succès encore plus grand de 2 Fast 2 Furious (236 millions $ mondialement), même Walker décide de ne pas renouveler son contrat avec Universal pour une troisième incursion dans le monde des courses automobiles, en 2006. C'est donc Lucas Black qui est choisi pour interpréter le protagoniste de The Fast and the Furious: Tokyo Drift, Sean Boswell, un Américain qui déménage à Tokyo avec son père militaire et s'accoquine avec le milieu de la course illégale de voiture dans la capitale du Japon.C'est d'ailleurs à ce moment, en 2006, que le réalisateur Justin Lin fait sa première intrusion dans l'univers de Fast and Furious; il réalisera par la suite, le quatrième, cinquième et sixième chapitre de la série d'action.

Fait intéressant : l'histoire de Tokyo Drift se déroule après celles de Fast and Furious, Fast Five et Fast & Furious 6, les quatrième, cinquième et sixième films. Comme Diesel et Walker avaient quitté le navire et n'avaient pas encore annoncé leur intérêt de revenir, la production envisageait probablement que Tokyo Drift serait le dernier opus de la série. Elle n'avait donc aucun remord ni ennui de conscience à éliminer le personnage Sung Kang, appelé Han. Par contre, lorsque Vin Diesel est revenu un ou deux ans plus tard en tant que producteur, il a repris la franchise en main et a décidé de réintégrer Han à la trame narrative. Évidemment, il y avait alors un problème puisque ce dernier est mort dans un accident. On a donc expliqué cette incohérence en précisant que l'histoire de The Fast and the Furious: Tokyo Drift était le dernier chronologiquement. Ce changement soudain de cap ressemble à de l'improvisation. La finale de Fast & Furious 6 tente d'ailleurs de lier l'histoire (en plus de laisser présager le septième volet), mais c'était déjà peine perdue quand on a inexplicablement voulu ressusciter Han dans le quatrième film.

Vin Diesel est donc revenu en tant qu'acteur et producteur pour le quatrième film, voyant sa carrière en déclin (nous sommes évidemment ici dans de très subjectives suppositions). Diesel convainc même Walker - dont la carrière n'est pas florissante non plus, il faut l'avouer - à renouer avec son personnage de Brian O'Conner. La campagne publicitaire qui a accompagné la sortie de cette nouvelle mouture clame à tout vent « le retour des acteurs originaux ». Michelle Rodriguez et Jordana Brewster, qui avaient elles aussi quitté la production, font un retour éclatant aux côtés de Walker et Diesel.

Comme les retours sont payants (363 millions $ pour Fast and Furious), on appelle Tyrese Gibson, acolyte de Paul Walker dans 2 Fast 2 Furious, pour qu'il rejoigne la distribution du cinquième chapitre, titré Fast Five. Et comme si la production ne comptait pas déjà suffisamment de « gros bras », on demande à Dwayne Johnson (il faut avouer qu'il sied parfaitement à l'univers de Fast and Furious) de se joindre au groupe. Johnson incarne un Luke Hobbs, un agent de la CIA chargé de capturer Dominic Torreto alors que lui et sa bande s'apprêtent à voler plusieurs millions de dollars à un homme d'affaires à Rio de Janeiro.

Il n'aurait pas été particulièrement étonnant que l'intérêt pour la franchise diminue au fil des années, mais Fast Five amasse des gains impressionnants de 626 millions $ à travers le monde, dont 209 millions $ en Amérique du Nord; il s'agit du le film le plus payant de la franchise. Il n'est donc pas surprenant qu'on en lance un sixième (Fast & Furious 6) - dans lequel la bande de Toretto s'efforce d'attraper une organisation criminelle pour obtenir le pardon de l'État - et que le septième (Fast & Furious 7) soit déjà en chantier.

The Fast and The Furious est devenu un classique, presqu'un culte pour certains cascadeurs automobiles. Et, même après six films, la franchise n'est pas à l'heure de s'essouffler, s'efforçant toujours de trouver de nouveaux éléments pour influencer l'attachement des cinéphiles. La plus récente trouvaille : Jason Statham dans le rôle du méchant... On s'image que l'intérêt pour Fast & Furious 7 n'en sera que décuplé grâce à l'ajout de cet acteur connu dans une franchise d'action parmi les plus appréciées du public.

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