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Mardi 15 novembre 2005 à 17h00

Harry Potter et la coupe de feu

Photo Par Karl Filion

Tous les apprentis-sorciers de l’Amérique – et leurs parents - pourront voir dès vendredi en salles le quatrième film de la franchise Harry Potter. Une franchise prolifique - d’abord les livres, maintenant les films, bientôt les jeux vidéos – dont ont n’a plus à préciser la notoriété, tellement l’attente est devenue insupportable à quelques jours de la sortie. Cinoche.com a vu le film et vous en parle.

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Voyez la fiche du film Harry Potter et la coupe de feu.

Depuis Harry Potter and the Sorcerer’s Stone, le jeune sorcier s’est fait une foule d’admirateurs à travers le monde. La création de J.K. Rowling plaît, c’est sans équivoque, la frénésie est palpable à quelques jours de la sortie du quatrième film de la série, Harry Potter et la coupe de feu. Le livre s’est vendu en 2000 à 7 millions d’exemplaires, le film ne devrait pas être moins populaire.

Cette fois-ci, Harry et ses amis Hermione Granger et Ron Weasley entrent pour une quatrième année à Poudlard. Ils sont bien sûr contents de se retrouver, ainsi que les autres élèves, dont Draco Malefoy, et tous les professeurs, particulièrement le vieux sage Albus Dumbledore. Cette quatrième année sera le cadre d’une compétition entre trois écoles pour l’obtention de la coupe de feu à travers diverses épreuves dangereuses qui pousseront Harry à se surpasser. Tout ça pendant que le Seigneur Noir, Voldemort, prépare son retour après des années d’absence pour affronter Harry et en finir.

Dans un nouveau film clairement plus mature que ses prédécesseurs, Harry devra affronter un dragon cracheur de feu, des sirènes et un labyrinthe sinistre pour remporter, contre l’Académie de Beauxbâtons et l’Institut de Durmstrang, la très prestigieuse coupe de feu. Qui dit créatures mythiques et scènes sous-marines parle aussi d’effets-spéciaux, présents dans toutes les scènes de cette aventure effrénée. Un aspect technologique nécessaire pour rendre sur un écran l’univers magique et fantastique d’Harry Potter.

C’est Chris Columbus qui s’est attaqué le premier à l’adaptation cinématographique du sorcier le plus populaire depuis Merlin l’Enchanteur. L’Américain a ensuite cédé sa place au Mexicain Alfonso Cuarón, si bien que Mike Newell, à la barre de Harry Potter et la coupe de feu, est le premier réalisateur britannique à réaliser un film de la franchise anglaise. On sait déjà que le cinquième film, Harry Potter and the Order of the Phoenix, attendu en 2007 sera réalisé par David Yates, un réalisateur de télévision anglais. Newell a un avantage sur les autres : il a fréquenté, comme l’auteur, un collège anglais semblable à Poudlard!

Daniel Radcliffe reprend son rôle d’Harry Potter pour un quatrième film, tout comme ses co-vedettes Emma Watson et Rupert Grint,

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respectivement dans les rôles de Hermione Granger et de Ron Weasley. S’ajoutent à la distribution l’acteur anglais Brendan Gleeson, qui incarne un nouvel enseignant excentrique à Poudlard, et Ralph Fiennes, qui revêt ici le costume un peu ingrat du méchant Voldemort. Michael Gambon remplace à nouveau l’acteur Richard Harris, décédé pendant le tournage du film précédent, dans le costume de Dumbledore, le directeur de l’école des sorciers. Miranda Richardson incarne la journaliste sensationnaliste Rita Skeeter, qui est chargée de couvrir le Tournoi des Trois Sorciers. Sinon, tous les autres sont de retour, Robbie Coltrane en Hagrid, Alan Rickman en Severus Snape et Jason Isaacs en Lucious Malefoy.

Les trois acteurs principaux sont là depuis le tout premier film, en 2001. Ils avaient à l’époque 12, 11 et 13 ans. Maintenant âgés de 16, 15 et 17 ans, il est de moins en moins sûr qu’ils soient de retour pour les prochains films. Ils seront au moins du le prochain, Harry Potter and the Order of the Phoenix, en 2007, mais l’âge les rattrapera probablement puisqu’ils vieillissent plus vite que leurs personnages. Harry a 14 ans dans La coupe de feu, il affronte dans le Tournoi des Trois Sorciers des élèves plus vieux que lui. Quatorze ans est aussi l’âge des premières amourettes, et le jeune Harry sera véritablement troublé par le personnage de Cho Chang, sous les traits de Katie Leung, une jeune inconnue choisie parmi 3000 postulantes lors d’une audition à Londres.

Daniel Radcliffe est pour l’instant très fier de sa participation à la populaire franchise, il dit surtout apprécier la chance qu’il a eu de travailler avec plusieurs acteurs de renom comme Alan Rickman, Maggie Smith et Gary Oldman.

Le scénariste Steven Kloves, qui travaille sur les films depuis le début, bénéficie de la confiance de l’auteur, J.K. Rowling. Cette dernière n’a pas d’influence directe sur le script, mais elle fait bien sûr figure de référence et de collaboratrice. Le scénariste lui soumet son travail pour qu’elle s’assure que rien ne nuit aux livres à venir. Kloves a réussit à réduire l’imposant livre de 764 pages en un - non moins imposant - film de 2 heures 37. On a même envisagé de porter le livre à l’écran en deux films, produits à quelques mois d’intervalle. Une idée qu’a rejetée le réalisateur Mike Newell, parce qu’il n’y avait assez de contenu pour deux films, mais pas assez d’intrigue.

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Et à quelques jours de la sortie du film, le réalisateur remarque l’impatience et surtout l’intransigeance des amateurs d’Harry Potter. Face à leurs attentes, le réalisateur a voulu rester le plus possible fidèle aux romans, comme l’ensemble de l’équipe aux costumes, aux décors et à la musique. Une décision qui force à faire un film plus mature, plus sombre et donc possiblement effrayant pour certains jeunes spectateurs, parce que le livre l'est aussi.

Au Québec, le film a été classé Visa Général – Déconseillé aux jeunes enfants par la Régie du Cinéma (PG-13 aux États-Unis). Le film a été doublé au Québec par Olivier Reichenbach, et sera présenté en format IMAX sur l’écran du Paramount, à Montréal.

Lisez la critique de Karl Filion ici.

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