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Samedi 3 novembre 2007 à 15h40

Entrevue avec Bruce McDonald

Photo Par Karl Filion
Ellen Page et Bruce McDonald pendant le tournage de The Tracey Fragments
Avec son chapeau de cowboy - qui ne le quitte jamais - bien enfoncé sur la tête, Bruce McDonald est arrivé de Toronto pour parler de son film, The Tracey Fragments, présenté dans le cadre du FNC et qui a pris l'affiche ce vendredi 2 novembre.

Le film reprend l'esthétique de la bande-dessinée et divise ses cadrages en carrés de différentes tailles, parfois supperposés. Beaucoup d'information en même temps sur l'écran, une idée relativement nouvelle qui n'avait pas encore été utilisée pour un long métrage en entier. Est-ce qu'il était temps? « Oui, je pense que oui. De plus en plus de films indépendants sont faits grâce à la technologie, et avec Final Cut Pro, le logiciel de montage, ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un le fasse. »

« On se disait justement que quelqu'un allait sûrement le faire avant nous. »

Le faible coût du support permet plus de libertés, plus de légèreté sur le plateau. « Je préfère tourner que répéter. Beaucoup de gens de nos jours aiment les choses « fraîches », et avec la vidéo on peut tourner autant qu'on veut. Avant, quand on tournait sur pellicule et que c'était très cher, on répétait davantage. »

Êtes-vous un tyran sur le plateau? « Non, je suis plutôt de type populiste. Pour moi, comme beaucoup de gens disent, une grande partie du travail du réalisateur est de bien choisir ses acteurs. Ça fonctionne avec les acteurs mais aussi avec le directeur-photo, le directeur-artistique... Ils deviennent tous le réalisateur. »

« Certains personnes savent ce qu'elles veulent, moi je le sais quand je le vois. »

Comment le public réagit-il en voyant le film? « Certaines personnes sont horrifiées, c'est trop pour elles. Ils ne savent pas ce qui se passe. On s'attendait à ce que les personnes âgées... Mais les gens ont été très généreux, ils aiment Ellen, et ils se surprennent eux-mêmes d'être capable de suivre l'histoire après quelques minutes... »

Le film exploite la spécificité du cinéma, le montage. « C'est vrai, dès les premiers temps du cinéma, après les expérimentations de montage des Russes, les gens ne savaient pas non plus comment lire le film. Mais avec la télévision et les ordinateurs, on voit beaucoup d'images très rapidement et les gens sont capables de faire plusieurs choses à la fois. Ils sont habitués. »

Pourquoi choisir Ellen pour incarner Tracey? « C'est elle qui nous a choisis d'une certaine façon. J'avais entendu plusieurs personnes dire qu'elle était une excellente jeune actrice, mais je ne la connaissais pas. Mais mon producteur l'aimait, et quand plusieurs personnes vous disent la même chose, vous finissez par écouter. Alors nous nous sommes rencontrés, elle a beaucoup aimé le scénario, et voilà. Elle est très indépendante, intelligente, belle... »

Et elle est la vedette principale de The Tracey Fragments, à l'affiche à Montréal.
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