entrevue
Jeudi 29 mai 2014 à 16h03

Brendan Gleeson, Taylor Kitsch et Don McKellar parlent de The Grand Seduction

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily
Sur le tapis rouge de The Grand Seduction

The Grand Seduction, le remake canadien-anglais de la comédie québécoise La grande séduction, prend l'affiche dans les salles ce vendredi. Le film, qui dépeint l'histoire d'habitants d'un petit village de la Terre-Neuve qui doivent convaincre un médecin de s'installer chez eux pour pouvoir présenter leur candidature afin qu'une usine s'installe sur leurs terres et créé des emplois, a été projeté pour la première fois devant public en septembre dernier lors du Festival du Film de Toronto. C'est à ce moment que nous avons rencontré les acteurs Taylor Kitsch et Brendan Gleeson, ainsi que le réalisateur Don McKellar.

Ce dernier explique comment il s'est impliqué dans le projet. « Roger (Frappier) m'a appelé et m'a demandé si j'étais intéressé à réaliser le film. Il avait besoin d'une réponse immédiatement. La pré-production devait débuter très rapidement. Je connaissais déjà le projet. Brendan était déjà attaché au projet quand Roger m'a rejoint, et j'avoue qu'il a été un argument de taille. On m'a donné carte blanche, j'avais le droit d'engager quelqu'un d'autre si Brendan ne me plaisait pas, mais juste en m'imaginant Brendan incarner le protagoniste, je voyais déjà tout le ton que je voulais donner au film. Il fallait que ce soit lui. »

Gleeson poursuit : « Dès le départ, j'étais fasciné par le personnage. Ken Scott devait réaliser le film, et comme c'est lui qui l'avait écrit, je n'étais pas trop effrayé quant à la direction de l'histoire; il saurait trouver la bonne, c'était son histoire. Je l'ai rencontré, on a discuté du projet, qui m'emballait, mais on lui a proposé le remake de Starbuck aux États-Unis, et il a quitté le navire. Le développement s'est alors arrêté pour un moment. Quand Don s'est finalement joint au projet, je jouais un canard à Montréal pour The Smurfs 2. Je lui ai d'abord dit que je n'avais pas le temps. Je devais jouer un prêtre dans Calvary et j'avais aussi d'autres engagements, mais Don m'a rencontré et m'a convaincu. Nous avions, par contre, un horaire très serré, mais nous y sommes arrivés. »

Quand on demande à Taylor Kitsch comment, lui, a-t-il rejoint le long métrage, il blague en mentionnant qu'on lui a envoyé le scénario dix ans auparavant. « Non, sérieusement, ç’a été un processus assez conventionnel pour moi. Mon équipe a adoré le scénario et elle me l'a envoyé en me disant que je devais prendre une décision rapidement, mais qu'il fallait que je le considère sérieusement celui-là. Quand je l'ai lu, j'ai compris ce qu'elle voulait dire. C'est rare de lire un scénario aussi drôle que celui de The Grand Seduction. De plus, je n'avais jamais fait de film au Canada avant. J'attendais le bon moment pour revenir au bercail (ndlr : Taylor est originaire de la Colombie-Britannique), et je crois que j'avais là, entre les mains, l'occasion parfaite pour le faire. »

Taylor Kitsch a fait partie de la distribution de plusieurs productions hollywoodiennes d'importance, dont X-Men Origins: WolverineBattleship, Savages ainsi que John Carter dans lequel il tenait le rôle-titre. Participer à un film plus petit a été rafraîchissant pour lui. « Il y avait beaucoup moins d'écrans verts, dit-il à la blague. C'était définitivement différent, mais c'est tout aussi intéressant. Être proche des gens de l'endroit apportait quelque chose d'unique à notre expérience de tournage. »

Le réalisateur Don McKellar enchaîne : « Nous avons travaillé en collaboration avec les gens des villages sur place. Ils étaient les figurants et ont été d'une grande aide. Dans The Grand Seduction, c'est l'endroit qui séduit d'abord, c'est le village et les gens, le point d'ancrage de l'histoire, c'est donc important qu'ils prennent une place importante dans le processus. »

« Avec ce film, plus sérieux nous sommes, le mieux l'humour fonctionne. Ce sont des gens ordinaires qui réagissent de manière imprévisible, parfois absurde, pour sauver leur village, tout ça devient rapidement très drôle, précise Gleeson. C'était important de garder la nuance entre rire avec eux et rire d'eux. J'ai travaillé mon accent afin qu'il soit crédible et drôle. Il y a quelque chose de très amusant dans l'accent des Terre-neuviens, et c'est ce que je voulais exploiter. »

The Grand Seduction a été doublé en français et sera disponible dans les deux langues sur 21 écrans à travers la province dès vendredi.

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