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Mercredi 11 juillet 2012 à 10h43

Box-office nord-américain de mi-année : Des chiffres en hausse mais...

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Une scène du film John Carter

Le magazine The Hollywood Reporter a fait une étude sur les chiffres du box-office nord-américain qu'ont obtenu les films parus entre janvier et juillet 2012. Même si les revenus sont en hausse (ils étaient de 5,86 milliards $ en date du 8 juillet), les studios ne sont pas satisfaits des résultats pour autant.

L'une des principales déceptions vient du désintérêt progressif des cinéphiles pour la technologie 3D. Si 83% du box-office d'Avatar provenait du 3D, six mois plus tard, il n'y avait que 56% des revenus de Toy Story 3 attribuables à la 3D. Cet été, le phénomène s'amplifie alors que le film d'animation Brave, lors de sa première fin de semaine en salles, n'avait que 32% de ses recettes qui provenaient de la 3D. Ce détachement des cinéphiles s'explique principalement par l'argent supplémentaire que les spectateurs doivent débourser pour assister à l'une des ces représentations. En effet, lorsqu'il faut payer 3 $ ou 4 $ de plus pour chaque film, le consommateur devient plus sélectif. D'ailleurs, ce phénomène est encore plus vrai dans le cas des films destinés à un public familial.

Donc, même si The Avengers et The Hunger Games ont connu un fort succès - ils sont d'ailleurs principalement responsables des chiffres élevés du box-office avec des recettes cumulatives de 1,02 milliard $ -, ils ne parviennent pas à faire oublier les échecs monumentaux qu'ont été John Carter et Battleship ainsi que les déceptions successives de Dark Shadows, Rock of Ages, Abraham Lincoln: Vampire Hunter et That's My Boy.

« Il n'y a plus de filet de sécurité maintenant; le juste milieu n'est plus une théorie employée. Si vous faites un film que les gens ne veulent pas voir, il n'y a aucun précédent historique qui pourra vous épargner l'échec. Vous vous réveillez un jour et même Burton, Johnny Depp et Sandler ne sont plus invincibles. Si les gens rejettent un film maintenant, ça peut devenir très grave », confie un chef de studio au magazine.

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