dossier
Jeudi 10 décembre 2009 à 14h00

Avatar de James Cameron

Photo Par Guillaume Bouchard
Une scène du film Avatar

Dans le cadre de la sortie du nouveau film de James Cameron, Cinoche.com a préparé un dossier sur le réalisateur et son nouveau projet Avatar.

Extrait 5

Extrait 6

La technologie de la « motion capture », qui consiste à transmettre les mouvements corporels des acteurs à des personnages virtuels (tel que Gollum dans la trilogie The Lord of the Rings) est utilisée depuis maintenant plusieurs années. James Cameron et le producteur Jon Landau ont découvert qu'il manquait un élément essentiel à la technologie : le « é » devant le mot « motion ».

Au lieu d'utiliser le système déjà en place qui consiste à placer des points de repère numériques sur le visage des acteurs afin de capturer une partie des mouvements du visage, les acteurs ont dû porter des casques spéciaux qui supportaient une petite caméra. Cette dernière était pointée vers le visage de l'acteur afin d'enregistrer l'étendue des expressions et des mouvements des muscles faciaux de ce dernier. Cette méthode a permis d'obtenir des nuances jusqu'à maintenant impossible dans le visage des personnages virtuels pour ainsi transmettre le jeu réel des acteurs dans ces personnages informatisés.

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Une autre percée technologique qui a dû être réalisée pour la production d'Avatar est la caméra virtuelle. Cette dernière permettait non seulement de filmer le monde virtuel créé par informatique mais donnait également la possibilité à James Cameron de voir les personnages dans ce monde virtuel, pour ainsi les diriger en temps réel en studio. La qualité de l'image virtuelle de la caméra était tout d'abord semblable à celle d'un jeu vidéo. Lorsque le réalisateur terminait une séquence, les techniciens de Weta travaillaient pendant plusieurs mois afin de créer l'image photographique finale en haute résolution.

La caméra virtuelle, qui ressemble à un croisement entre un volant d'une voiture et un contrôleur de jeu vidéo, n'est pas vraiment une caméra au sens propre, puisqu'elle ne « filme » pas vraiment. Elle transmet plutôt les images que donnerait une caméra dans le monde virtuel créé.

Dans un communiqué émis plus tôt cette semaine, IMAX Corporation a révélé que Avatar sera projeté sur un nombre record d'écrans IMAX. En Amérique du Nord, 178 écrans présenteront le film en plus des 83 autres dans le reste du monde. Au Québec, le film sera projeté au cinéma Banque Scotia à Montréal et au IMAX des Galeries de la capitale à Québec.

Voici un nouvel extrait et une nouvelle anecdote sur la production du film.

Extrait 4

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Afin d'ajouter une autre dimension au jeu des acteurs, Cameron a engagé le linguiste Paul Frommer de la University of Southern Calfornia, afin qu'il crée, avec l'aide du réalisateur, un tout nouveau langage pour les Na'vi. Comme tous les aspects d'Avatar, ce nouveau langage apporte à la fois plus de réalisme et de la profondeur au monde créé par Cameron. Dès les débuts de la production, il a donné plusieurs précisions à Frommer afin qu'il donne vie à cette nouvelle langue. Son travail méticuleux a conduit à la création de plusieurs centaines de mots, en plus d'une structure linguistique et d'une grammaire spécifique, que les acteurs ont apprise rapidement avec brio.

Extrait 3

Voici des anecdotes sur la production du film que Cinoche.com a obtenus grâce à Charles Auger, propriétaire et président du IMAX des Galeries de la capitale.

Afin de raconter son histoire, James Cameron a dû inventer de nouvelles technologies et de nouveaux paramètres de productions qui ont déjà révolutionné la production cinématographique. Une des plus importantes percées sera la technologie de la « performance capture » qui, contrairement à celle déjà en place, reproduira non seulement les mouvements de l'acteur à son incarnation virtuelle, mais également un vaste étendu d'émotions et d'expressions du visage. De plus, une caméra 3D fusion, créée par James Cameron et Vince Pace sera également ajoutée à l'expérience immersive d'Avatar. La compagnie Weta Digital, récipiendaire de plusieurs Oscars pour les meilleurs effets spéciaux, a collaboré avec Cameron dans la création complète de ce nouveau monde.

Lorsque James Cameron a commencé à définir l'histoire et les personnages, lui et son producteur Jon Landau ont fait appel à leur équipe d'effets spéciaux ainsi qu'à une véritable armée d'artistes de réputation internationale de plus de 1000 personnes. Ces derniers se sont affairés à créer toutes les créatures, costumes, armes et les véhicules qui l'on pourra voir dans Avatar. Comme il l'a fait avec les personnages, Cameron a créé la planète Pandora de toutes pièces. C'est un monde qui fusionne des images classiques et familières aux pouvoirs illimités de l'imagination. Des arbres qui mesurent plus de 300 mètres et des montagnes flottantes ne sont qu'une partie des choses magnifiques que l'on retrouve sur Pandora.

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Le personnage de Neytiri, incarné par Zoe Saldana, réaffirme l'intérêt que James Cameron porte aux rôles féminins de premier plan. Cette dernière se joint à la longue liste d'héroïne que Cameron aime tant raconter dont Ellen Ripley du film Aliens, incarnée par Sigourney Weaver. Cette dernière refait d'ailleurs équipe avec le réalisateur vingt après leur dernière collaboration. Sarah Connor dans The Terminator et Terminator 2: Judgement Day, Lindsay Brigman dans The Abyss, Helen Tasker dans True Lies, sans oublier Rose DeWitt Bukater dans Titanic.

Afin de se préparer au rôle de Neytiri, Zoe Saldana a dû subir plusieurs séances d'entraînement qui comprenaient des leçons d'arts martiaux, de tir à l'arc et d'études de mouvements. De plus, accompagnée du réalisateur et des autres membres de la distribution, elle s'est rendue à Hawaï afin d'avoir un aperçu de l'environnement que Cameron voulait recréer sur Pandora.

Voyez deux extraits du film.

Extrait 1

Extrait 2

Aperçu de la carrière du réalisateur

James Cameron, l'homme derrière Titanic, le plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma, présentera le 18 décembre prochain son plus récent film, Avatar. Plusieurs personnes sur la toile prétendent que le film, dont le budget s'approche dangereusement de la barre des 500 millions $ (ce chiffre comprend la publicité), sera la perte du réalisateur canadien et de la 20th Century Fox.

James Francis Cameron est né en 1954 en Ontario, où il a passé son enfance. En 1971, il déménage avec sa famille en Californie où il obtiendra, quelques années plus tard un diplôme en physique de la California State University. Il a un tout autre rêve par contre : le cinéma.

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À ses débuts dans le monde du septième art, Cameron travaille aux effets spéciaux de quelques productions avant d'écrire et réaliser son premier long métrage, The Terminator. Paru en 1984 et produit pour 6 millions $, le film a rapporté près de 80 millions $ dans le monde. Reconnu pour ses innovations technologiques, les portes d'Hollywood lui sont dès lors grandes ouvertes. Il enfile plusieurs projets par la suite dont Aliens en 1986 et The Abyss en 1989.

Cameron décide alors de donner suite à son premier succès avec Terminator 2: Judgement Day. Pionnier des images de synthèses, Cameron démontre une fois de plus ses talents d'innovateur. Produit avec un budget record de 100 millions $, le film a rapporté 519 millions $ à travers le monde.

Il tente par la suite de construire un projet sur Spider-Man, qu'il abandonne peu de temps après vu les problèmes interminables de droits d'auteurs chez Marvel. Après True Lies, une production avec un thème un peu plus léger mais toute aussi bourrée d'effets spéciaux, Cameron s'attaque au projet le plus complexe de sa carrière à ce jour, Titanic.

Lorsque James Cameron s'intéresse au triste sort du navire au début des années 90, une tâche aussi colossale que le paquebot l'attend. Il a par contre réussi à en faire le film le plus profitable de tous les temps avec plus de 600 millions $ au box-office nord-américain pour un total de 1,8 milliard $ dans le monde. Le film a été à l'affiche plus de neuf mois et a occupé la première place au box-office pendant dix-sept semaines. Tous ces chiffres restent à ce jour inégalés.

Après avoir visionné The Lord of the Rings: The Two Towers et ce que Peter Jackson avait réussi à faire avec Gollum, il réalise que la technologie est assez avancée pour enfin réaliser Avatar, un projet qu'il a écrit près de dix ans plus tôt, mais qui était alors impossible de faire vu les limites de la technologie.

Voyez la bande-annonce du film en suivant ce lien

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