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Mercredi 11 novembre 2015 à 13h15

Autopsie de La guerre des tuques 3D avec le réalisateur Jean-François Pouliot

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Jean-François Pouliot et François Brisson sur le tapis rouge de la première de La guerre des tuques à Montréal

Dans le cadre de la tournée de promotion du film d'animation La guerre des tuques 3D, nous avons rencontré le réalisateur Jean-François Pouliot, qui nous a expliqué les rouages de cette production à grand déploiement, qui prend l'affiche le jeudi 12 novembre 2015.

Animation vs Prises de vues réelles

« J'ai été un peu surpris d'être approché, mais j'ai réalisé que le film d'animation 3D - pas nécessairement stéréoscopique, mais le fait de travailler dans un univers tridimensionnel -, ça ressemble beaucoup plus au tournage en images réelles qu'on le pense. On travaille dans un univers où il y a des objectifs, des caméras, des angles de lumière, une mise en scène et même une direction d'acteurs. J'ai décidé d'engager un coréalisateur, qui est un spécialiste de l'animation, pour qu'il m'aide là où je n'ai aucune compétence. De mon côté, ça m'a permis d'aborder ça comme si c'était un film en prises de vues réelles. »

« Rock Demers ne voulait pas qu'il y ait un remake en prises de vues réelles de La Guerre des tuques. Il disait : " Il est fait ce film-là, je ne veux pas qu'on l'efface et qu'on recommence ".»

Animateurs vs Acteurs

« On dirige l'animateur comme on dirige un acteur. À chaque fois qu'il y avait une nouvelle scène, ils me rencontraient dans une pièce et on discutait de la scène. Je leur expliquais quelle était l'intention dramatique de la scène et ensuite celle que je voulais qu’il se dégage de chaque personnage. Après, ils partaient avec ça et revenaient avec une première version qu'on appelait "blocking". C'était un peu comme s'ils avaient fait une première prise. C'était extraordinaire parce qu'ils arrivaient à comprendre que si je voulais une attitude un peu plus dubitative, ils devaient baisser un peu plus le sourcil et monter un peu la lèvre, c'est là que tu découvres qu'ils ont un talent inouï. Moi je n'avais pas à savoir ça, mon rôle c'était de leur dire le résultat que je voulais. »

« Au début du projet, j'avais demandé à Marc Béland et Pascale Montpetit de travailler avec moi pendant trois ou quatre jours à développer l'attitude personnelle de chaque personnage, à savoir comment ils marchent, comment ils lancent une balle, comment ils montent des escaliers ou les descendent. On les filmait et ensuite on montrait le film aux animateurs afin qu'ils comprennent l'attitude corporelle qu'on voulait pour chacun des personnages. »

La guerre des tuques vs Slapshot

« On s'est rendu compte que le film n'est pas le même en anglais et en français. Les personnages ne sont pas tout à fait les mêmes, les pointes d'humour non plus et même la personnalité n'est pas tout à fait pareille à la version originale. On a fait bien attention à ce que les acteurs anglophones et francophones ne s'influencent pas. »

« Slapshot, par exemple, était meilleur en français qu'en anglais, et c'est exactement ce qui se passe avec les deux versions de La guerre des tuques 3D, ce n'est pas le même film dans les deux langues. »

France vs France 3D

« Le personnage de France était très peu présent dans le film original. On s'est dit que ce serait l'fun qu'il y ait plus de filles qui aient un rôle important dans le film d'animation. Alors on a décidé que France ne serait plus la sœur de Jacques. Notre France c'est la poupée de chiffon qui a grandi trop vite, qui est toute déglinguée, qui a des broches, mais qui dans deux ans sera la pitoune du village. Et qui, en ce moment, est en amour avec l'amour. »

Les voix : Enfants vs Adultes

« On a hésité entre prendre des enfants ou des acteurs chevronnés et on a fait le test avec les deux. On s'est rendu compte que la voix est tellement importante en animation, doit traduire tellement de choses, qu'il aurait été difficile de demander tout ça à des enfants. Et surtout, si on avait choisi des enfants, il aurait fallu prendre des enfants pour tous les rôles parce que c'est très difficile de mêler enfants et adultes qui se donnent des voix d'enfants. »

« On a choisi d'y aller avec des adultes finalement. C'était le fun aussi d'y aller avec des gens qui ont l'âge de La guerre des tuques. Eux aussi arrivent avec le sentiment d'une responsabilité. Tous les acteurs qu'on a choisis on leur a fait faire toutes les voix. Il faut auditionner pour savoir quelle voix va mieux à quel personnage. »

La guerre des tuques 3D prend l'affiche jeudi dans 38 salles et dans sur 96 écrans dès vendredi.

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