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Jeudi 20 mars 2014 à 15h56

Ariel Zeitoun parle de Angélique

Photo Par Karl Filion
Une scène de Angélique

Le long métrage Angélique, réalisé par Ariel Zeitoun, prend l'affiche au Québec ce vendredi. Sorti en décembre dernier en France, le long métrage s'inspire d'une série de romans historiques signés Anne Golon parus à partir de la fin des années 50 en France et déjà adaptés pour le cinéma en 1964.

Nora Arnezeder, vue dans Faubourg 36, incarne l'héroïne, une jeune femme indépendante qui est mariée de force au comte de Peyrac, un homme âgé et défiguré que joue Gérard Lanvin. Petit à petit, elle apprendra à l'aimer jusqu'à aller à Paris pour assurer sa défense lorsqu'il sera accusé de sorcellerie par le roi Louix XIV. Tomer Sisley, David Kross et Simon Abkarian complètent la distribution

Qu'est-ce qui vous a attiré dans cette histoire? « Au premier niveau, c'est l'histoire romanesque. Après, au second niveau, et le plus important pour moi, c'est que le fait de Angélique c'est la conséquence de toute une série de choses qui arrivent de la vie, le coeur de mon envie c'est que depuis longtemps j'avais envie de faire un film autour d'un personnage féminin, de raconter une histoire d'amour, et je voulais parler un peu d'aujourd'hui tout en faisant un film en costumes. »

« Il me semblait que Angélique me permettait de le faire, parce qu'on y parle de la femme, de la place de la femme dans la société, ce qui est une chose très actuelle, on parle aussi du couple, du mariage, du rapport au pouvoir... C'est un couple politiquement incorrect, insolent par rapport aux normes de la société. »

« Il y a aussi dans Angélique le petit discours très important sur le fanatisme religieux, qui est très actuel, aujourd'hui on parle beaucoup de ça, ça fait partie de notre vie, et le discours social, celui de la Cour des Miracles, alors qu'aujourd'hui on est dans une situation identique, où il y a des millions de gens qui sont exclus de la société, on ne sait pas comment ils vivent, qu'il vivent dans la pauvreté. On retrouve aussi ça dans Angélique. »

Vous n'adaptez pas le film de 1964. « Non. Je n'avais pas l'intention de faire un remake. Avec le scénariste, on a pris les livres et on a pris ce qui était intéressant pour nous, ce que nous voulions montrer. »

Que l'histoire se déroule à une autre époque vous permet donc de vous adresser au spectateur sans lui faire la leçon? « Quand on fait un film, avant tout, on a envie de faire rêver le spectateur, quelle que soit l'histoire qu'on raconte. De le séduire, de l'emmener ailleurs, même quand on fait un film qui se déroule aujourd'hui. Mais ça paraît plus facile de le faire rêver si on l'emmène dans un autre univers que celui qu'il a sous les yeux tout le temps. Pour moi aussi, en tant que réalisateur, c'est une manière de me faire rêver. »

Comment avez-vous choisi Nora Arnezeder? « Je voulais quelqu'un de très intérieur. Belle et sexy aussi, évidemment! Mais pas quelqu'un de trop extravagant. Pour moi, Nora a une très rare qualité, elle est noble. J'en avais besoin, je voulais quelqu'un qui soit différent, qui allait changer au fur et à mesure de l'histoire. Elle commence dans un château, elle termine à la Cour de miracles. »

Angélique est distribué par AZ Films.

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